mercredi 29 janvier 2014

Familles politiques... où sont les poulains

2011
Pourquoi ressent-on une grande puissance remise au leader politique et moins sur son parti en lui-même?.
 Il y a peu nous évoquions le sujet du parti politique à Madagascar.  Combien il était courant dans les pays démocratiques de prendre carte d'électeur dès sa majorité, (et certains hommes politiques de l'histoire ont même commencé à quinze seize ans!), de  battre le bitume à placarder affiches, distribuer tracts et assister à des réunions avec assiduité et impliquation pour ses idées, celles auquelles on croit, celles qui feront assuremment un avenir meilleur et fiable.

Nous évoquions la complexité de "pratiquer" la politique, et le fossé qui existe entre les partis et leur accessibilités et ouvertures, et le lambda souvent à des milliers de zébus de pouvoir entrer dans la danse de ces milieux difficiles à intégrer.

Je vous avais proposé d'échanger sur la difficulté de construire la conscience politique, en ouvrant la problématique par exemple sur le lien qu'il fallait de toute urgence fonder entre les représentations du peuple et la réalité des partis politiques et de leurs buts.
...Qu'il était urgent non de représenter des hommes en leurs noms, mais de représenter le peuple de par ses craintes et ses attentes non "politisées" mais fidèlement inspirées de la Vie.
Devait-on entrevoir une démocratie "sociale et de l'emploi" ou il était plus necessaire de faire un parti de "paysans", d'"artisans", etc... Partis qui serviraient à imposer dans le champs politique et auprès du gouvernement le poid réel des obligations qui répondent au développement concret, celui par le sol et par les hommes, bien au delà des clivages qui persistent entre la classe politique et la catégorie socio-professionnelle,  la culture de la Masse.


La question concerne finalement tous les partis forts, dès que le Lion chef du groupe est touché ou ne peut assurer momentanément sa place de leader incontésté par sa "paroisse" - le parti semble presque anesthésié, comme si il était touché en sa partie la plus vitale, le coeur d'un parti ne devrait-il pas battre autrement?, n'est-il pas ailleurs que dans son leader?...
Evidemment étroitement liée, la question de programme et de ligne de partis, a-t-on, comme en France ou aux Etats-unis, dans la tête de chacun ou presque, en tête, les lignes de tel ou tel parti comme on pourrait définir grossièrement l'UMP, le PS ou les verts?
A-t-on, quand on pense aux partis politiques "de la place" à Madagascar, seulement eu un programme électoral et des idées fortes à proposer, défendre et affirmer envers et contre face à demain?

*  De quelle manière est-ce que l'écrasement systématique des opposants à craindre va interagir avec la politique de demain, car il est fort aisé de constater que chaque président de la république n'a jamais laissé le monde politique investir les espaces communs d'expression libre. (plus facilement en province que dans la capitale)


Pourquoi ces leader politiques exilés n'ont-ils pas nommé/désigné/moulé franchement des poulains en nouveaux leaders charismatiques à venir afin de contrecarrer les problèmes géographiques ou judiciaires qu'ils pourraient avoir à subir pour rester dans la course des élections à venir ?




Est-ce un problème de structure même au sein des partis politiques, doit-on remettre en question la place trop envahissante que le leader politique "star" occupe au détriment de la survie de son propre parti politique et de son potentiel de survie ?


1er retour :
[Auteur : S.D]
 --->  J'aimerais bien que l'on ouvre le débat pour avoir une explication car c'est vraiment le fond du problème. Regardez un peu le massacre:

1. Tsiranana avait Resampa (André) qu'il a disqualifié quelques mois avant 1972.
2. Ramanantsoa (l'exception, peut etre parce qu'il n'a jamais pensé rester au pouvoir mais assurer juste la transition) avait 2 successeurs potentiels: Ratsimandrava et Ratsiraka
3. Ratsimandrava n'a pas eu le temps, on peut zapper, quoique Andriamaholison aurait pu etre le poulain. Il a été d'aileurs le 1er cible de Ratsiraka
4. Ratsiraka a "flingué" Rajonarivelo
5. Zafy n'est pas resté longtemps; on va dire peut etre Rakotovahiny!!!
6. Et Ravalomanana, c'est le vide autour de lui: les Randrianarisoa, Rakotoarivelo et Fetison, ils sont venus après que les 1ers cercles de 2002 ont tous été dégommés.
Et çà c'est très grave car quoiqu'ils font Fetison et Takotoarivelo, on va toujours les soupçonner de trahir Ravalo dès qu'ils font un pas car on ne les a jamais identifiés comme des poulains de Ra8.
La question est donc: pourquoi cette exercice quasi-solitaire du pouvoir qui nuit gravement à la continuité?
 
1ère reflexion :

[Auteur : P.A.A]
 Je me permets s'il vous plaît d'évoquer le vide autour de Mr Ravalomanana. Il me semble en effet que le premier cercle initial composé de fortes figures s'effaçèrent... soit en s'exilant comme lui (entr'autre Yvon Randrianasandratriniony); soit en changeant de camp ou en d'autre terme de "veste" (exple Randrianantoandro).

Mais Il a quand même "flingué" ('durant sa gouvernance) politiquement quelques têtes comme le regretté Sylla, Mr Lahiriniko, Mr Rajemisa Rakotomaharo en les ayant fait muter à d'autres fonctions ou voie de garages sinon même voire humiliation (prison ou démission) pour certains d'autres.

L'absence de passation du "leadership" nuit gravement au renouvellement de notre classe politique. Le fondateur du parti se croit éternellement dépositaire et propriétaire de son parti et cela malgré les secousses et les accidents de parcours qu'il a subi; et c'est beaucoup plus compliqué quand deux d'entre eux sont éxilés. La distance sape leur confiance aux lieutenants. Ces derniers présents sur le terrain sont obligés de rapporter aux fondateurs les réalités du pays et de suivre les directives en retour. Périlleuse gymnastique pour gérer une stratégie!

D'un autre côté, c'est en jouant ce paternalisme et cette propriété de la chose que les ex-présidents espèrent rester dans le jeu.

Je rajouterai que le  fondateur de TGV, Mr Rajoelina semble à mon humble avis emboiter cette attitude de gérer son parti en lorgnant sur la Présidentielle et en s'appuyant sur son bébé TGV tout en scrutant le ou le(s) lieutenants qui veulent lui faire de l'ombre...

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