mercredi 29 janvier 2014

Qu'est-ce que la BONNE GOUVERNANCE ?

  • L'obligation de rendre compte : les administrations publiques sont capables et désireuses de montrer en quoi leur action et leurs décisions sont conformesà des objectifs précis et convenus.
  • La transparence : l'action, les décisions et la prise de décision des administrations publiques sont, dans une certaine mesure, ouvertes à l'examen des autres secteurs de l'administration, du Parlement, de la société civile et parfois d'institutions et d'autorités extérieures.
  • L'efficience et efficacité : les administrations publiques s'attachentà une production de qualité, notamment dans les services rendus aux citoyens, et veillent à ce que leurs prestations répondent à l'intention des responsables de l'action publique.
  • La réceptivité : les autorités publiques ont les moyens et la flexibilité voulus pour répondre rapidementà l'évolution de la société, tiennent compte des attentes de la société civile lorsqu'elles définissent l'intérêt général et elles sont prêtesà faire l'examen critique du rôle de l'Etat.
  • La prospective : les autorités publiques sont en mesure d'anticiper les problèmes qui se poseront à partir des données disponibles et des tendances observées, ainsi que d'élaborer des politiques qui tiennent compte de l'évolution des coûts et des changements prévisibles (démographiques, économiques, environnementaux, par exemple).
  • La primauté du droit : les autorités publiques font appliquer les lois, la réglementation et les codes en toute égalité et en toute transparence.






Dix «domaines d’action prioritaires pour l’édification d’Etats compétents et responsables». Il s’agit en particulier selon la CEA de «renforcer les capacités humaines et institutionnelles des parlements», d’assurer «l’autonomie du pouvoir judiciaire», de «réduire les pesanteurs bureaucratiques et de supprimer les occasions de corruption» dans le secteur public dont les prestations laissent grandement à désirer, de «supprimer les entraves à l’action des entreprises privées», de «susciter l’émergence de médias crédibles et responsables», voire de «tirer le meilleur parti des modes traditionnels de gouvernance», mais aussi celui des nouvelles technologies de communication pour promouvoir une «cybergouvernance».

Aujourd’hui, les partis politiques sont beaucoup plus nombreux à être légalisés (140 en Afrique du Sud, 91 au Mali, 73 au Tchad ou 30 au Nigéria), note la CEA mais «seuls quelques-uns de ces partis peuvent faire face à la concurrence aux élections». Globalement, la sécurité de leurs militants est mieux assurée aujourd’hui qu’hier par le pouvoir central mais dans un pays sur cinq, «moins du quart des experts partagent ce point de vue». D’ailleurs, en Ouganda ou au Swaziland, les partis d’opposition «ne sont juridiquement pas autorisés à fonctionner». Selon la CEA, «le système électoral est jugé crédible» en Afrique du Sud ou au Cameroun et au Gabon, ce qui n’empêche pas une «majorité de citoyens» camerounais ou gabonais de considérer que leur système politique n’est pas «compétitif». En outre, les résultats électoraux «portent à controverse au Kenya, au Nigéria et au Zimbabwe». Reste que, sur le continent, «la participation électorale est en hausse». Depuis 1999, «la population participe beaucoup plus à la politique, au débat public et à l’élaboration des politiques».

Au fil des chiffres et des commentaires touffus de sa synthèse, la CEA s’est efforcée de «photographier la perception de la gouvernance dans certains pays» aux appareils statistiques plus ou moins performants (Afrique du Sud ou Tchad), voire très improbables (Sierra Leone ou Congo-Kinshasa par exemple). Certaines situations sont si contrastées que toute extrapolation continentale serait risquée. Reste une dynamique, celle de la compétence que les Etats africains doivent acquérir pour avancer plus vite sur la longue route de la bonne gouvernance.

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