jeudi 8 mai 2014

Le Monde et l'Afrique, la France, François, Bernadette et Nicolas aussi.

            François Hollande dit "Gardez l'Europe mais changez-la", alors que Mme Chirac passe au 13h pour dire que son mari ne se rend pas compte de ce qu'il n'est plus, en glissant en fin d'interview que Nicolas a toujours été auprès d'elle comme un fils, et qu'elle souhaite qu'il revienne.

Si la politique ne nous comprend pas, elle nous prend vraiment pour des benêts et c'est pire, des zombies sans cervelle qui ne pourraient lire entre ses lignes, et voir plus loin que les bouches qui servent de relai à un ordre économique inexistant et un cumul de déséquilibres autant calculés que non maîtrisés, conséquences des maîtres chanteurs et autres magiciens impuissants parmi les puissants. mauvais calculateurs pour autrui...

Le 8 Mai est entaché par le décès d'un jeune militaire de Calvi dont le véhicule a été touché par une mine et rappelle la politique en Afrique, quand depuis la Libye de l'OTAN, et ce que les amaigris de conscience appellent "le souffle du printemps arabe", trop de drapeaux noirs d'Al Quaida ou de mouvements autres extrémistes structurés et tissés au cœur des populations cibles flottent au vent, l'itinéraire fier et insolent, face au monde. Devenant ainsi ceux qui menacent le mieux et sur lesquels rien ni personne n'a d'emprise réelle malgré les investissements militaires et humains des Américains en la matière se justifiant de cela.
Qui aurait cru que la chute de Moubarak, Kadhafi, ou Ben Ali, puisse aussi franchement faire pencher la balance vers les extrémismes religieux. Mais les greffes ne prennent pas toujours, aux peuples déterminés et autodéterminés de faire la différence, la Tunisie chasse avec énergie de ses terres les Salafistes qui prêchaient en pleine rue, prenaient des jeunes femmes pour les enrôler et instillait une religion de confiscation des droits qui établissent l'égalité et l'épanouissement connu et su entre hommes et femmes, banalisant un Islam qui n'est pas celui d'une grande nation dont les femmes ont voté avant même celles de France.

Si BHL le philosophe affirme sur les seuls plateaux qui le mette en lumière, que la Libye n'a jamais été aussi démocratique et libre, elle porte comme coquetterie depuis le jour de "la libération" de Benghazi au toit de son tribunal, le drapeau noir d'Al Quaida et le retour de la Charia...
Une chose est sûre, c'est qu'aujourd'hui il est aisé de différencier l'Islam inadapté aux Hommes de celui qui est vécu sur bien des terres de façon respectueuse, modérée et tolérante, il suffit de regarder et écouter les bandes enregistrées de Boko Haram pour réaliser avec certitude que cet Islam qui a perdu la tête, celui qui viole, qui rapte, qui vend, n'est pas celui que l'on sait vivre en 2014, sous les cieux des pays et des citoyens dont les valeurs permettent justement une religion qui accepte la modernité et les défis d'aujourd'hui, tout en conservant ce qui appartient à la sphère privée de tout pratiquant qu'il soit juif, catholique, bouddhiste ou autre.
Il faut savoir regarder froidement et avec recul, que si la France compte approximativement 5 millions et plus de musulmans, il reste fort inapproprié de laisser sur la route des anecdotes immatures telles que celles des pains au chocolat de Copé tant l'heure est grave, tant aucun catholique ou musulman ne souhaite la stigmatisation de l'un ou de l'autre, à chacun de se rapprocher de ses Livres et d'y trouver une allusion raisonnablement déduite selon les paramètres du pays dans lequel le croyant évolue.

Reste surtout à REGLER les problématiques des ZEP et autres banlieues de toutes grandes villes Françaises toujours en mal de survie, qui sont de véritables machines à fabriquer le drame et la génétique de la précarité, laissant sur les bitumes des nouveaux nés condamnés à échouer et à définir ce qui est le rejet. Quand "cités à problème" signifie avant tout cités reniées, non reconnues, abandonnées, exclues du schéma général de la société. A force de constats répétitifs on a finit par délaisser les solutions pour accuser les problèmes, n'assumant pas l'incompétence des politiciens et des analystes de nos sociétés d'hier et d'aujourd'hui à résorber les plaies et brèches qui affaiblissent la société française, désolidarisent les Hommes, découragent les plus vaillants, même si aujourd'hui la "France d'en bas c'est partout et pas seulement en banlieue, et que devant les difficultés de la vie et un pouvoir d'achat estropié tout le monde est égal.
C'est justement cette égalité qui est recherchée, le droit à l'indifférence plus qu'à la différence.
Essai sur la stigmatisation en France et ses origines :
" Robert Castel fait apparaître que la situation matérielle, sociale, économique, culturelle et symbolique de ces jeunes s’enracine dans les politiques conjointes d’urbanisation et d’immigration qui sont menées depuis près de 60 ans, dans le colonialisme et le post-colonialisme ainsi que la discrimination raciale qui leur est liée, dans la paupérisation et la précarité qui frappent ces populations. Leur situation trouve son origine dans une série de stigmatisations et de discriminations.
Ce que sont ces jeunes – si parler de manière aussi globale a un sens – n’est pas la manifestation d’une nature ou essence qui serait celle « des Noirs ou des Arabes », mais résulte d’un contexte et de processus qui concernent l’histoire et les représentations de la société dans son ensemble. C’est cette dimension historique, sociale et idéologique qui est occultée par les processus de stigmatisation et de discrimination, qui fonctionnent en interprétant en termes de nature ou d’essence ce qui relève du social et de l’histoire. Les discours qui, comme celui de Finkielkraut, réduisent les violences de 2005 à un problème ethnique, masquent cette dimension, empêchent la reconnaissance du fait que les problèmes des banlieues renvoient à ce qui traverse la société entière, donc empêchent que la société elle-même (son histoire, ses représentations, son fonctionnement) soit questionnée par ceux-ci." (la Discrimination négative, de Robert castel)"



Revenons à BHL et son aLibye.
 "Dans ses premières années d'indépendance, la Libye est classée par l'ONU parmi les pays les plus défavorisés de la planète : 94 % de la population est analphabète. L'unité nationale demeure fragile, et l'influence du Royaume-Uni, qui renouvelle en 1953 pour vingt ans ses bases militaires en Libye, demeure prépondérante. Les États-Unis renouvellent également leur base militaire en 1954 pour seize ans. L'Italie obtient la garantie des biens de ses colons, qui peuvent librement les conserver ou les vendre, mais verse des dommages de guerre à la Libye. Le Royaume-Uni, dont les anciens fonctionnaires de Tripolitaine sont restés en Libye des conseillers très écoutés, et les États-Unis, conservent une forte influence sur le royaume, auquel ils accordent une aide financière et alimentaire substantielle, et qui leur accorde en retour l'usage de bases militaires et aériennes. En 1956, la découverte de gisements de pétrole par la compagnie Libyan American Oil bouleverse l'économie de la Libye, en lui apportant des royalties inespérées" (Wikipédia)
Voilà bien une histoire d'une grande banalité, quand des pays commencent à vivre dans les années 60, tout comme d'autres, comme les nôtres. Sorti des colonisations dépouillée du rien qu'elle avait, elle entrera dans une phase encore plus violente, mais en même temps, partir de rien c'est encore une autre façon de s'en sortir de toutes façons.

                                                     La Conférence de Berlin et après?...
 

             Aujourd'hui si la France et d'autres pays des puissances Occidentales sont présents pour maintenir l'Ordre chez les autres, il reste intéressant de ne pas fermer les yeux devant un énième documentaire comme celui diffusé hier au soir sur celui qui dirigeait l'Afrique,cher Mr Foccart, fin instigateur de l'Ordre voulu pour les intérêts autres que ceux des populations locales Africaines des terres partagées autour d'une table entre hommes de belle vie, et avec une légèreté déconcertante.

Si nous ne devons pas verser dans l'autoflagellation, aisé de constater que les pays qui ont pu intégrer la belle machine Foccart, aujourd'hui n'ont pas encore mérité meilleur destin, ne sont pas encore entrés dans l'histoire, n'ont pas les hommes qui prouvent que les Africains pourraient vivre avec plus de deux euros par jour, avec un sous sol insolent de richesses et des âmes en sursis dessus.


Poutine aujourd'hui endosse ce qui reposait à tort ou à raison sur les épaules du Guide Libyen, la confiance de ceux qui pour toutes les raisons raisonnables comme ubuesques, ont une occasion de se méfier "des autres". Ces autres qui ont des économies éventrées, ne nourrissent que les canons et laissent les ventres creux.

Ces autres, qui sans vergogne, décident du sort d'autrui en bafouant la réalité démocratique possible sur des terres qui sentent déjà le souffre, alors que nombre de pays "développés" sont en régression, chez eux aussi les précarités se creusent, les gaps entre les basses classes et les aisées étant abyssaux, les jeunes comme les plus âgés, les couples comme les sans familles...
Si il est aisé de remettre en question et de sanctionner de désapprobation les actes du Guide, ou sa démagogie, si il y a grand désir d'exporter la Démocratie il faudra choisir autre chose que les financements, formations, armements des oppositions, le renversement des chefs d'Etat bien ou mal en place, ou encore les assassinats de ceux-ci, car cela ne redore pas le blason de ce que les peuples même souhaitent pour eux mêmes, et de cette manière tu ôtes le pouvoir du peuple au peuple, et prône le juste contraire de ce que tu prétends éclairer.
Les Tunisiens ont mis le temps pour faire tomber un grand ami de la France, qui n'a jamais été jugé comme dangereux pour son peuple ou sa patrie, les Egyptiens ont réussi à faire venir le leur à son tour déchu derrière les barreaux de sa cellule de jugement de tribunal, beaucoup moins d'investissements en tomawaks et en interventions militaires lourdes qu'en Libye... Certains chefs d'Etat aux fortunes scandaleuses avec des populations opprimées sont encore sur le tapis rouge de l'Elysée, Elysée devenue absolument muette quant aux affaires Africaines, rien de mieux que de supprimer la cellule, le mutisme, seul possibilité.

Ces alliances singulières si elles sont compréhensibles et naturelles sous l'OTAN entre France, Britanniques ou Américains, sont dénoncées  quand il s'agit de la BRICS. BRICS que les Africains ne conscientisent qu'insuffisamment, n'ayant pas le souffle pour laisser leur survie de côté face aux défis de chaque jour, pour prendre leur force et leur responsabilités d'Hommes du Monde.

C'est relativement récent de se retrouver dans un groupe qui peut faire contrepoids face au bloc OTAN et avec une autre "psychologie" politique. En se ralliant à des forces émergentes, la Russie prouve une empathie non dissimilée et une capacité à assumer les difficultés qui résident à soutenir et considérer comme égal et allié, plus petit que soi.
Rien qu'en cela alors il sera possible d'écouter, même sans l'entendre vraiment, que certaines parties du monde vont avoir une vision plus souple sur les évènements qui relient Poutine à la Crimée, ou encore les volontés contraires posées avec la Chine face à la situation Syrienne.

                                        C'est d'ailleurs ici tout l'enjeu, chaque réaction populaire par exemple s'explique souvent par des raisonnements tels. Qui sont souvent dénigrés par les plus grands, qui eux même pourtant pensent de même, mais dans leur sens...

Selon le Legatum Institute, qui combine ressources et indice de bien être des populations en considérant  l’économie, l’entrepreneuriat, l’éducation, la santé, la gouvernance, la sécurité, les libertés individuelles et le capital social, certains pays se détachent, avec une fougue inattendue comme l'Egypte, qui en 2010 était 89ème selon les indices de prospérité et se retrouve aujourd'hui 10ème, on y trouve aussi le Botswana ou encore le Malawi. Le Nigéria est devenu la première puissance du continent d'ébène et passe devant l'Afrique du Sud. L'Afrique est, en pas seulement au figuré, un Continent qui se lève, non qu'il ait tardé à la faire, mais qu'il n'a que maintenant seulement les moyens premiers peu importe lesquels ils sont, de se faire entendre. Le continent Noir et les zones ralliées sont aujourd'hui comme hier, et ainsi il en sera demain, un "partenaire" indispensable aux autres qu'il le veuille ou non.

LA BRICS : "Les cinq pays composant le BRICS sont pour la plupart considérés comme des grandes puissances émergentes , ils sont respectivement les sixième, neuvième, dixième, deuxième et vingt-neuvième puissances économiques mondiales (au sens du PIB nominal) et septième, sixième, troisième, deuxième et vingt-cinquième en parité de pouvoir d'achat. Ils comptent 40 % de la population mondiale et, en 2015, ils devraient assurer 61 % de la croissance mondiale selon le FMI . Leur place dans l'économie mondiale croît fortement : 16 % du PIB mondial en 2001, 27 % en 2011 et d'après des estimations, 40 % en 2025. En 2011, le BRICS totalisait un PIB de 11 221 milliards pour près de 3 milliards d’habitants .

-ECH

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