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mardi 28 janvier 2014

Nouveau gouvernement à Madagascar - 2010

GOUVERNEMENT : Parmi les ministres remerciés : Alain Tehindrazanarivelo, Alain Andriamiseza, Gilbert Raharizatovo, Nathalie Rabe, Augustin Andriamananoro, ou encore le général Claude Ravelomanana.

MADAGASCAR. Le nouveau gouvernement dirigé par Camille Vital a vu le jour.

Comme il l'a annoncé à plusieurs reprises, le gouvernement est formé de plusieurs techniciens. Outre les portefeuilles du ministère de l'intérieur, et celui des Forces Armées, déjà laissés vacants, 8 autres ont changé de main.

Parmi les partants : Nathalie Rabe, Gilbert Raharizatovo, Alain Tehindrazanarivelo, ou encore Augustin Andriamananoro.

Parmi les nouveaux venus : Le général André Rakotoarimasy et Mireille Rakotomalala. Voici la liste du nouveau gouvernement, proclamé en fin d'après midi au Palais d'Etat à Ambohitsorohitra

Le ministre des Affaires Etrangères, le vice amiral Hyppolite Ramaroson, n’est plus vice premier ministre.

* INTERIEUR : Jean, 59 ans, est Vice Président du Syndicat des Administrateurs civils. Il est Diplômé d’Administration Publique, section Administrateur civil, délivré par l’Ecole Nationale d’Administration de Madagascar

*Le général André Rakotoarimasy est nommé minisitre des Forces Armées.
Le général André Rakotoarimasy, 57 ans, occupait avant d’être nommé, le poste de directeur du cabinet militaire de la présidence de la HAT. Il est de la 8e promotion de l’Acmil Antsirabe

*Nouveau ministre du commerce : Freddy Mahasoazy

* Nouveau ministre des Télécommunications, des postes et des Nouvelles technologies : Harinjaka Rahaingoson

* Felix Malazarivo est nommé nouveau ministre de la Communication.
Felix Malazarivo, 59 ans, est diplomé de l’Institut international Léniniste à Moscou. Il a été Directeur Général de la Communication au Ministère de la Communication.

*Mireille Rakotomalala est le nouveau ministre de la Culture et du Patrimoine
Mireille Rakotomalala, nouveau ministre, est titulaire de l’Académie Nationale des Arts, des Lettres et des Sciences depuis 1986. Elle est membre fondateur du comité national pour le Patrimoine de la Présidence de la République de Madagascar (créé en 2005).

* Le nouveau ministre chargé de la santé est Pascal Rajaonarison
Le général Pascal Rajaonarison a un doctorat d’Etat en médecine. Il a été médecin adjoint d’Air France à Tananarive

*Le général Randrianazary est le nouveau Secrétaire d’Etat à la Gendarmerie

*Georget Mandehatsara est nommé Ministre de la Pêche et des Ressources Halieutiques
PECHE ET RESSOURCES HALIEUTIQUES : Diplômé de l’Académie Militaire d’Antsirabe, et de l’Ecole Supérieure Polytechnique de Tananarive, le lieutenant colonel Georget Mandehatsara a également fait l’école nationale d’administration de Madagascar

* Herilanto Raveloharison est nommé Ministre de l’Environnement et des Forêts

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LISTE :
Ministre de l'Intérieur : Monsieur Jean (remplace Madame Cécile Manorohanta)
Ministre de la Santé Publique: Monsieur Pascal Rajaonarison (remplace le Professeur Alain Tehindrazanarivelo)
Ministre des Affaires Etrangères : Vice Amiral Hyppolite Ramaroson
Ministre des Sports : Monsieur Virapin RAMAMONJISOA
Ministre de l'Elevage : Monsieur Maharante Jean de Dieu
Ministre de l'Agriculture: Monsieur Jaonina Mamitiana Juscelyno
Ministre de l'Environnement et des Forêts : Monsieur Herilanto Raveloharison (remplace le Colonel RANDRIAMIANDRISOA Calixte)
Ministre de la Jeunesse et des Loisirs : Monsieur Serge Ranaivo
Ministre des Finances et du Budget : Monsieur Hery Rajaonarimampianina
Ministre des Travaux Publics et de la Météorologie : Monsieur Razafimandimby Eric
Ministre de la Communication : Monsieur Felix Malazarivo (remplace Madame Nathalie Rabe)
Ministre de la Pêche et des Ressources Halieutiques : Monsieur Georget Mandehatsara (remplace Monsieur Alain ANDRIAMISEZA)
Minstre des Mines et des Hydrocarbures : Monsieuer Mamy RATOVOMALALA
Ministre des Forces Armées : Général André Rakotoarimasy (remplace Colonel RAKOTONANDRASANA Noël)
Garde des Sceaux, Ministre de la Justice : Madame RAZANAMAHASOA Christine
Ministre de l'Energie : Monsieur RAMANANTSOA Jean Rodolphe
Ministre de l'Aménagement du Territoire et de la Décentralisation : Monsieur ANDRIANAINARIVELO Hajo Herivelona
Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique : Monsieur TONGAVELO Athanase
Ministre des Transports : Monsieur RANJATOELINA Rolland
Ministre du Tourisme et de l'Artisanat : Madame ANDREAS Irène Victoire
Ministre de l'Eau : Monsieur ANDRIAMAHAZO NIRHY Lanto
Ministre de la Population et des Affaires Sociales : Madame RAMAROSON Nadine
Ministre de l'Education Nationale : Monsieur RAZAFIMANAZATO Julien
Ministre de la Culture et du Patrimoine : Madame Mireille Rakotomalala (remplace Monsieur RAHARIZATOVO Gilbert Harisoa)
Ministre de la Fonction Publique, du Travail et des lois Sociales : Monsieur Noelson William
Ministre des Télécommunication, des Postes, et des Nouvelles Technologies : Iharizaka Rahaingoson (remplace Monsieur ANDRIAMANANORO Razafinarivo Augustin)
Ministre du Commerce : Monsieur Freddy Mahasoazy (remplace Monsieur RAKOTONIRINA Jean Claude)
Ministre de l'Economie et de l'Industrie : Monsieur FIENENA Richard
Ministre de la Sécurité Intérieure : Monsieur RAKOTOMIHANTARIZAKA Remy Sylvain Organés
Secrétaire d'Etat chargé de l'Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle : Madame TOTO RAHARIMALALA Marie Lydia
Secrétaire d'Etat à la Gendarmerie : Général Randrianazary (remplace Général RAVELOMANANA Claude)

Andry Rajoelina se présenterait au élections présidentielles - Janv2011


Interrogé par la Revue de l'Océan Indien sur son éventuelle candidature à la prochaine élection présidentielle à Madagascar, le président de la Haute Autorité de la Transition (HAT) a déclaré : "je ne suis plus lié par mon engagement de ne pas me présenter, la communauté internationale ayant failli à sa parole", rapporte le quotidien malgache La Vérité. Rajoelina revient ainsi sur sa promesse faite le 12 mai 2010. Il reproche en substance à la communauté internationale de ne pas avoir apporté son aide dans l'organisation du référendum constitutionnel du 17 novembre 2010 et de ne pas reconnaître le régime de la HAT.


Par respect à l’exclusivité que la Revue de l’Océan indien (Roi) a frappée de l’interview que le Président Rajoelina lui a accordée, nous ne vous reproduisons ici, avec l’aimable autorisation des responsables de ce mensuel, que l’extrait ayant traité de la question inhérente à la candidature ou non de ce dernier aux prochaines élections présidentielles. Ceci, pour vous inviter d’ailleurs à vous procurer cette dernière édition de Roi qui, faut – il le faire remarquer, se vend comme des petits pains depuis hier. Ainsi, dans le dessein de ne point barioler la séance de questions – réponses afférente à ce sujet, la reproduction intégrale de celle – ci s’impose.
Voici la question de Roi : « la sempiternelle question de votre éventuelle candidature à la prochaine présidentielle demeure sans réponse. Allez – vous encore faire durer le suspense ou n’est – il pas temps de vous exprimer franchement sur cette question ? ».
Ce à quoi Andry Rajoelina a répondu : « je voudrais d’abord revenir sur le contexte qui m’avait amené à déclarer, au mois de mai dernier, que je n’allais pas me présenter à la prochaine présidentielle. Le 9 août 2009, nous avons signé l’Accord de Maputo. Août, septembre, octobre, novembre, décembre, janvier, février, mars, avril, mai, soit neuf mois plus tard, on n’a pas pu mettre en place le Gouvernement de Transition. Je ne veux plus revenir sur les raisons. Les pressions de la Communauté internationale pesaient lourdement.

 J’ai alors appelé plusieurs Chefs d’Etat africains et européens. J’ai discuté avec l’ensemble de la Communauté internationale dont l’Ua et la Coi. Je leur ai expliqué qu’il était de mon devoir de trouver une issue. Ils m’ont répliqué : écoutez M. Rajoelina, il n’y a pas d’autres alternatives. C’est soit vous vous en tenez à l’application des Accords de Maputo et d’Addis -Abeba, soit vous acceptez un de nos deux autres schémas. Ils m’ont donc proposé de démissionner avec possibilité  de me présenter à la prochaine présidentielle. A cette époque, cette seconde proposition me paraissait difficile car je redoutais qu’une telle situation allait encore replonger le pays dans une période d’incertitude, voire même de chaos. Puis ils ont par la suite avancé : la troisième et dernière solution qu’on vous propose, c’est que vous ne vous portez pas candidat et que vous gérez la Transition avec votre équipe actuelle. Je leur ai répondu : quelles garanties allez – vous m’offrir ? Ils ont dit : en contrepartie, nous vous épaulerons dans l’organisation des élections, vous aurez les aides nécessaires et la reconnaissance internationale.

 J’ai alors accepté bien que c’était une décision très lourde. Surtout vis – à – vis de mes partisans qui ont focalisé leurs espoirs sur ma personne. Mais j’ai fait primer l’intérêt supérieur de la Nation. Si vous vous souvenez, j’ai insisté dessus dans mon discours du 12 mai : j’ai pris mes responsabilités et j’attends que la Communauté internationale prenne les siennes. Mais elle ne les a pas prises jusqu’à maintenant. La Communauté internationale ne nous a pas apporté son aide lors du dernier Référendum et, jusqu’à aujourd’hui, il n’est pas question de reconnaissance internationale. Tout cela pour vous dire que la décision de me porter ou non candidat à la prochaine élection présidentielle me revient désormais… exclusivement. En ce moment, je suis encore en train d’analyser l’opportunité ou non de ma candidature ».

Ce qui a amené Roi à demander : « vous ne vous sentez plus lié par votre déclaration du 12 mai dernier ? ».
 
 Et la réponse du Président Rajoelina tomba d’un trait : « effectivement, je ne me sens plus lié par cette promesse. C’est la Communauté internationale qui n’a pas tenu sa parole ! ». Clair et net. En tout cas, cette interview exclusive de Roi recèle encore plus de déclarations littéralement capitales pour la vie de la Nation. Quoi qu’il en soit, ceci vient d’effacer, d’un revers de la main, toutes les récentes rumeurs inhérentes, entre autres, à un quelconque « deal » imaginaire entre Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana et à la soi - disant nomination de Mamy Rakotoarivelo à un quelconque poste de haute responsabilité au sein de la Transition.

Recueillis par R. Christian Frédéric

REACTIONS des politiques face aux déclarations de AN RAJOELINA

Janvier2011

Les personnalités politiques présentes lors de la présentation des vœux d’Iavoloha, hier, ont interprété, chacun à leur façon, le discours d’Andry Rajoelina, président de la Haute autorité de la transition (HAT). Ils s’accordent à confirmer le « défi » d’Andry Rajoelina, pour 2011.

Lanto Rakotomavo, vice-présidente du Conseil supérieur de la transition et secrétaire nationale du parti TGV, à propos des négociations politiques en cours : « Il n’est point question de refonte ou de recomposition des institutions. Si c’est le cas, nous trahirons les 3 millions de Malgaches qui ont voté pour le changement. Nous devons simplement les ouvrir aux autres entités ».

Camille Vital, Premier ministre de la HAT, sur le gouvernement d’union nationale : « Je ne peux pas dire grand-chose. Moi même, je ne sais pas si je vais être reconduit. Je souhaite simplement que celui qui aura le poste soit une personne qui va vraiment travailler ».

Ramino Paul, pasteur et président du Raiamandreny mijoro, organisateur de la conférence nationale : « La SADC devrait regarder davantage le peuple et ne plus privilégier la lutte des classes politiques pour des postes. En ce qui concerne l’application des résolutions de la conférence nationale, il n’y a jamais eu de détails sur les applications mais seulement des directives qui vont être appliquées ».
 
Julien Reboza, membre du CST et secrétaire national du PSDUM : « Le discours et son contenu ont été très satisfaisants. Ils reflètent vraiment la réalité ».
 
René Rasolofo, président de la commission éducation du CST : « Ce discours a été très particulier. En ce qui concerne les négociations, les Malgaches savent dialoguer entre eux, sans l’aide des étrangers. Je ne sais pas si nous pourrons réaliser cette année toutes les élections. Il faut une très grande préparation, surtout financière ».
 
Augustin Andriamananoro, directeur général de l’Omert et conseiller du président de la HAT : « L’année 2011 sera un très grand défi. Je note l’audace et le courage du président de la HAT à propos de toutes ces réalisations qu’il a annoncées. Surtout en l’absence de financement international ».
 
Benjamin Vaovao, membre du CST et de l’Arema : « Le programme est très encourageant. Pour ce qui est des négociations, ouverture et dialogue vont toujours de pairs. Mais ils ne signifient nullement que nous allons retourner en arrière. Je ne crois pas que nous pouvons réaliser plus de deux élections cette année, en pensant au temps nécessaire, rien que pour la convocation des électeurs et les lois organiques ».
 
Pr Alain Tehindrazanarivelo, membre de l’Escopol et président du groupe parlementaire réconciliation nationale : « 2011 est une année de défi. Le but est de changer les conditions de vie de la population en général, des gens simples en particulier, par les réalisations annoncées. J’insiste aussi sur le social afin de sortir le pays de la crise ».
 
Alain Ramaroson, président de la commission sécurité du CST : « C’est un discours d’une autre Transition, de par les réalisations des écoles, des hopitaux... Pour les négociations, la décision finale appartient au président de la HAT, car c’est son droit. Tous ceux qui ont œuvré pour l’avènement de la Transition doivent être prioritaires pour avoir leur place. Les autres suivront ».

 Raharinaivo Andrianantoandro, président du CT : « Ce discours reflétait une vision qui sera appliquée plus tard. Pour la hausse des salaires, ce serait mieux si c’est l’économie qui reprend ».
 
Rajemison Rakotomaharo, ambassadeur itinérant de la HAT : « Le président de la HAT a répondu au Premier ministre, par les défis lancés pour cette année. Je souhaite que le prochain gouvernement d’union nationale sera enfin le bon ».
 
Norbert Lala Ratsirahonana, membre du CST et conseiller du président de la HAT : « Le discours renvoyait à une véritable décision de développer le pays. J’espère que les autres politiciens ne se montreront pas insensibles à ce discours ».
 
Général Dolin Rasolosoa, président du CST : « Andry Rajoelina a donné beaucoup d’importance au domaine social. C’est ce dont le peuple a besoin actuellement. Les politiciens doivent en prendre de la graine ».
 
Père Pedro Opéka, éducateur et fondateur du centre Akamasoa : « C’est la première fois qu’un président se soucie des pauvres. Tous ses projets sont encourageants, comme la possibilité de donner du travail aux jeunes. J’espère vraiment qu’il va tenir ses promesses ».

Marc Ravalomanana et AN Rajoelina vers un accord de dénouement de crise ?

Janv2011

Au bout de 8 jours de négociation à l’hôtel « Le Hintsy » à Ambohimanambola, la mouvance Ravalomanana et l’UDR/TGV ont accouché d’un procès verbal de réunion, prêt à être signé par les deux principaux protagonistes de la crise, Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina. Les deux partis s’accordent à confier la présidence de la transition à Andry Rajoleina et à considérer pour la conduite de la transition les forces politiques suivantes : UDR, Mouvance Ravalomanana, TGV, Mouvance Zafy, Escopol, Mouvance Ratsiraka et autres sensibilités politiques. Par ailleurs, les deux camps s’entendent sur la mise en place d’un gouvernement d’union nationale dirigé par un PM de consensus, l’élargissement du Parlement et l’augmentation à 10 du nombre des représentants des sensibilités politiques au sein de la CENI dont 8 répartis équitablement entre la mouvance Ravalomanana et leurs alliés d’une part et l’UDR/TGV et leurs alliés d’autre part. 2 membres seront issus des autres sensibilités politiques. La mouvance Ravalomanana et l’UDR/TGV s’accordent également sur la mise en place du Conseil du Fampihavanana Malagasy (ou CNR) présidé par une personnalité reconnue pour son sens du Fampihavanana et s’engagent à œuvrer en commun pour l’instauration d’un climat d’apaisement politique et social. Quant au retour au pays de l’ancien président Marc Ravalomanana « après l’instauration d’un environnement politique et sécuritaire favorable », les deux camps s’entendent que les autorités de la transition veilleront à la protection de sa famille ainsi que de ses biens.

6 points de divergence. Le procès verbal de réunion en question soulève 6 points de divergence. En effet, si la mouvance Ravalomanana propose la recomposition de la HCC, l’UDR/TGV suggère son maintien. Si la mouvance Ravalomanana reconfirme sa proposition de Mangalaza Eugène comme PM de consensus ou à défaut de ce dernier une personnalité issue de la mouvance, l’UDR/TGV pense que la nomination du PM de consensus relève de la compétence souveraine du président de la HAT parmi les personnalités proposées par les diverses entités politiques. Si la mouvance Ravalomanana propose qu’au PM du gouvernement d’union nationale soient adjoints deux vice-premiers ministres issus des deux parties protagonistes principales qui seront désignés sur proposition de leur entité respective, l’UDR/TGV soutiennent que l’opportunité de la création de deux vice-primatures soit laissée à l’appréciation souveraine du président de la HAT. Et si la mouvance Ravalomanana propose le Pr Albert Zafy pour présider le Conseil du Fampihavanana Malagasy (ou CNR), le camp Rajoelina s’y oppose. On remarque que le procès verbal qui servira de base de négociations élargie à l’arrivée de la délégation de la SADC ne fait aucune mention sur la répartition des sièges au sein du gouvernement d’union nationale.

Deux TIM, deux quotas. Le cas Raharinaivo a également ralenti les négociations d’Ambohimanambola. Car si la mouvance Ravalomanana revendique la présidence du Congrès de la transition, l’UDR/TGV préconise le maintien de Raharinaivo Andrianantoandro. Les avis divergent également sur le quota du TIM ou de la mouvance Ravalomanana dans le Congrès et le CST. La mouvance Ravalomanana soutient que les 78 et les 28 représentants de la mouvance respectivement au sein du CT et du CST sont tous proposés par Marc Ravalomanana. L’UDR/TGV s’y opposent. Pour ce groupement pro-Rajoelina, les 35 députés du quota de Raharinaivo au sein du CT doivent être reconduits. Il appartiendra à la mouvance Ravalomanana de proposer les 43 nouveaux membres. Quant au quota de la mouvance Ravalomanana au sein du CST, cette mouvance suggère que ses 28 représentants doivent être tous proposés par son chef de file. Or pour l’UDR/TGV, les 15 sénateurs du quota de Raharinaivo au sein du CST doivent être maintenus. Et la mouvance Ravalomanana n’aura qu’à proposer les 13 représentants restants. En tout cas, les deux chefs de file pourraient apporter des modifications à ce résultat des négociations d’Ambohimanambola. Un résultat qui fera d’ailleurs l’objet d’une négociation élargie à l’arrivée de la délégation de la SADC prévue aujourd’hui.

Recueillis par RAJAOFERA Eugène
  
Les sceptiques ne manquent pas. Mais aboutir à un accord avant l’arrivée du Dr Leonardo Simao n’est pas impossible entre le TIM, le TGV et l’UDRC qui discutent depuis quelques jours sur les solutions consensuelles de sortie de crise. Des résultats ont été obtenus sur des sujets ardus. Les positions inflexibles d’autrefois se sont assouplies. Le TIM a accepté qu’Andry Rajoelina soit le Président de la transition. Le TGV et l’UDRC admettent l’intégration des mouvances au sein du Parlement. D’autres points sont restés conflictuels mais quelques acquis sur la base de compromis pourraient déjà faire l’objet d’un accord. La classe politique toute entière attend les résultats de ces négociations au Hintsy. La marche vers le consensuel et l’inclusif est avantageuse pour certains intérêts mais désastreuse pour d’autres qui freinent des quatre fers devant les initiatives.


Les vraies solutions

 

Après deux ans de crise, la lassitude se fait de plus en plus sentir. L’appauvrissement de la population s’accentue de jour en jour. Les pertes d’emplois pour des milliers de gens n’ont toujours pas été compensées jusqu’à présent. L’augmentation du chômage a accentué  l’insécurité et la délinquance comme jamais auparavant.

 Les suspensions d’aides et de crédits de la part des bailleurs de fonds sont douloureusement ressenties par les structures qui en ont bénéficié. Au total, la vie est plus dure dans chaque foyer à cause de l’inexistence ou des révisions à la baisse des ressources.

 La classe politique est-elle consciente de cette situation ou pas encore ?
 L’heure n’est plus aux tergiversations qui n’ont comme conséquence qu’une perte de temps et d’argent. L’extrême-Sud est dans la sécheresse et la famine. Elle serait au plus mal s’il n’y avait pas les dons humanitaires internationaux.
 Dans la capitale, c’est la guerre de sièges qui préoccupe la classe politique. Il est temps d’appliquer les vraies solutions qui prennent pied sur le large consensus et l’inclusif.

Pourquoi aller aux élections si les conditions de leur crédibilité ne sont pas réunies ?  Pourquoi n’apporte-t-on pas aux  points faibles dénoncés les remèdes nécessaires. Ne veut-on pas que des observateurs internationaux viennent suivre le déroulement des élections ? N’accepterait-on  pas la neutralité dans la  préparation et l’organisation des élections pour ne pas reconnaître l’importance de l’augmentation des membres de la CENI ? Enfin jusqu’à quand attendra-t-on l’avènement du gouvernement de consensus souhaité par les différents accords depuis deux ans ? C’est le temps de la prise de conscience, la classe politique doit abréger sa récréation. L’accouchement d’un accord à l’hôtel Le Hintsy pourrait être porteur d’espérance dans la résolution de la crise.
 Mais le risque d’avortement des négociations en si bon chemin n’est pas à écarter surtout si les intérêts particuliers dament le pion à l’intérêt général.

Acceptation de l’ONU à la participation de Madagascar à leurs sessions

Janv.2011

Les Nations Unies viennent d’accepter la participation de Madagascar à leurs programmes figurant dans le calendrier de la 65ème session ordinaire, a indiqué le quotidien national Midi dans son édition de jeudi.

"La commission de vérification des pouvoirs de l’Organisation des Nations unies (Onu) vient d’adopter une résolution consacrant l’acceptation et l’adoption de la pleine et entière participation de Madagascar aux travaux de la 65è session ordinaire de cette organisation qui vont se terminer à mi- septembre 2011", selon le journal.
Selon Midi, par cette même résolution, l’Onu a reconnu définitivement les pouvoirs à Madagascar, représentés par la Haute autorité de Transition (HAT) malgache dirigée par Andry Rajoelina.

A noter que qu’en 2009 et 2010, la HAT malgache n’a pas pu s’exprimer devant la tribune de cette instance internationale en raison du non retour à l’ordre constitutionnel qui a été dû à l’unilatéralisme de Andry Rajoelina en dirigeant tout seul le pays.