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mardi 27 mai 2014

Etre de France après les Europpéennes 2014, "Français de souche"

France & politique : Se poser les bonnes questions.

Ce qui reste de leader à ceux qui occupent la sphère politique prie les peuples, et nos politiciens comme de mauvais croyants, pratiquant à l'arrache, expient succinctement leurs fautes de la semaine au dimanche levé à la messe, en rhabillant leur lundi qui suit vite venu, d'actes sans morale ou éthique. Cette détresse exprimée "les yeux dans les yeux" exprime bien l'errance des tenants du pouvoir en France, leur stérilité, leur incapacité à proposer fermement, en venir à supplier le réveil patriotique alors que le Titanic percute sa cale en fond d'océan bleu marine... IMPUISSANCE.
Attendre du peuple ce que les politiciens n'ont pas fait reste choquant et scandaleux. Une poignée d'Hommes se démettent de la boue du pouvoir qu'ils ont trouvé si grisant avant que cela ne leur échappe, quand, comme des petits garçons, ils se retrouvent seuls au soir venu, entourés des ruines de ce qu'était le Grand pays qui leur a permis d'accéder au pouvoir, sur des principes contraires à ceux qui aujourd'hui tiennent le dessus du pavé.
Tant de nos politiciens sont pourtant le résultat d'un pays dans lequel il est possible qu'une femme sans aucune génération avant elle née en France soit Maire de Paris, capitale économique première région Européenne niveau PIB, ou qu'un naturalisé à 20ans, tienne les hautes responsabilités de chef du gouvernement Français. Il est aussi possible de tenir les instances du plus grand parti de droite en étant d'origine étrangère de ses deux parents, en ayant eu un grand père qui a fui l'antisémitisme, et ne pas prendre garde à des amalgames d'idéologie avec le FN, encourageant des raisonnements courts qui visent à travailler sur des propos nauséabonds.
Il est aussi possible en France, que fils de père immigré, on devienne même Président de la République.

Comment en est-on arrivé à là, quand l'ingratitude des politiciens face à leur propre histoire familiale et intime, les amène à privilégier les calculs politiques et tactiques au détriment de ce pourquoi ils sont là où ils sont. Ces calculs qui décideraient que UMP ne veut pas se mettre FN à dos, sans vraiment dire qu'ils n'ont rien à faire ensemble face au PS, un PS diminué, touché en plein cœur, d'affaire de cœur en affaire d'évasion fiscale, on a découvert la gauche qui surtaxe, celle qui enlève le fuel au retraité, plus un sou sous le matelas.

Ils doivent à la France ce qu'ils ont participé à détruire.
Qu'ont-ils fait de cette magnifique chance, ce privilège, d'avoir pu faire des études brillantes, science-po ou ENA, d'avoir pu et su s'imposer devant d'autres alors en place, d'avoir su s'appuyer sur qui il fallait et délaisser les autres pour accéder aux plus hautes marches, porte fanions du contraire de la panne de l'ascenseur social, quoique aucun d'eux ne sorte de Zep ou de banlieue...
Que font-ils sans rougir des affaires gluantes liées aux malversations financières, qui ont touché les grands partis de France.

La crédibilité aujourd'hui brisée.
Les politiciens de tout bord usent de stratégies bien plus travaillées que les actes courageux et forts qui ne viennent pas, plus aucun parti n'est englué dans des affaires crapuleuses de voyous en col blanc, et l'Europe fait tomber le voile de pudeur de ce qui se pensait tout bas sans avoir été osé d'être prononcé. Un voile que l'extrême droite aimait à dénoncer, voulant aller à la confrontation avec désinvolture avec la réalité plurielle de la France, ce qui est plus une force qu'un talon d'Achille, un atout, la France n'est pas malade, ce sont ces responsables politiques qui se sont défaussés.
Ils ont laissé les banlieues s'enflammer sans jamais éteindre les incendies dévastateurs qui confisquent le présent et d'avenir, ils ont laissé les grandes phrases accrocheuses et violentes se dire et se répéter,  ils ont laissé les précarités se creuser, les jeunes, les personnes âgées, pas d'embauche après 40ans, pas d'embauche au sortir des études aussi longues soient-elles car sans expérience, plus d'impôts moins de salaire, pas de logement sans gagner trois fois le loyer, ça donne vite le besoin de sauter par dessus le tourniquet du métro parce que pas de ticket pour intégrer la Vie, celle qui vaut.

Un vieux continent si riche de diversité, de langues, de culture, de très grandes Histoires, histoires de vainqueurs, au prix de Sang pour les patries.


A chaque temps ses perdants, pour quels gagnants? Qui écrira alors maintenant l'histoire, l'histoire de nos enfants et des leurs.
La politique a réussi à se mettre en échec sur les terres des grandes "puissances" comme vidées de leurs avenirs prometteurs, qui cumulent les chèques sans provision, pour garantir un avenir creux.
Sur tous les horizons des sommes colossales sont investies pour que le système ne sauve que les intérêts déjà forts, des extraits de documentaires édifiants crient la vérité pour le petit qui l'entend, celui qui n'a pas accès. Les inégalités se creusent, les précarités s'engouffrent dans les brèches des indignés les plus nauséabonds, les plus crus, les plus imprévisibles, ceux qui portent les gènes d'un créateur qui prendrait Ebola comme moyen d'extermination des indésirables, ou qui peut dédaigner l'horreur des fours crématoires d'Hitler et des charniers encore aujourd'hui à fleur de peau..


Les sphères d'influence sont amenées à ne plus servir que ceux qui sont rentables grâce aux fourmilières, aujourd'hui on ôte des maigres euros à des travailleurs pauvres, on remet légalement l'esclavage moderne légitime, en Europe trois fois plus de logement vides que de sans logis, le colosse aux pieds d'argile, mal aimé, peu admis, porte haut la valeur de monnaie sans savoir servir l'Homme, excentré maintenant des schémas économiques et politiques.
Sait-on fabriquer de la croissance sans emplois, sait-on fabriquer de l'emploi sans investissements dans le secteurs de demain...






Nous sommes tous des étrangers, la seule manière de sortir de cet état ne passe que par le respect, le partage et la considération des curseurs d'Autrui à être et penser comme il pense, le vivre ensemble ne sera que la seule issue, il ne faut pas se tromper de colère, et de guerre.
Ce que le Front National avance au niveau Européen peut se débattre, un protectionnisme qui protège ce que l'on peut produire pour soi, une ouverture sur ce que l'on ne produit pas qui viendrait de "dehors", l'incompatibilité entre des salaires non lissés sur l'espace européen et la libre circulation qui peut encourager un exode vers les pays qui payent mieux... Une représentation à la proportionnelle au sein des sphères de décision...

Mais toutes les questions de France, pour la France. la France, cette dame qui a perdu aujourd'hui de sa vigueur et qui ne sait plus ou poser ses promesses, ne sera jamais revigorée de tout ce que ce parti compte lui ôter définitivement. Le territoire de France est celui qui a construit sa force depuis le continent jusqu'à d'autres terres et peuples divers au travers l'époque coloniale après bien des batailles historiques, braves et mémorables, ternes aussi, mais il s'est aussi développé grâce aux mesures de droit du sol et du sang.
Aujourd'hui il y a rejet de ce qu'hier était stratégique et politique, la nier aujourd'hui c'est nier le sein qui l'a allaitée, le ventre qui l'a portée, la patrie des droits de l'homme qu'elle est aujourd'hui, preuve de ce qu'elle a su murir et aguerrir.

Etre français de souche?

Etes vous sûr de ne porter aucun gène autre que Français issu de la métropole. Cette affaire de "français de souche" comme seuls représentants de la vraie France soulève le sujet brûlant de la terre de France, si multiple, si plurielle.
La France elle-même et énormément de territoires aujourd'hui qui sont Français, portent en eux des Français d'ailleurs, issus de bien des mélanges témoins de histoire individuelle accaparée et rendue inaudible par la colonisation, des Français qui le sont depuis plusieurs générations, mais qui révulsent ceux du Front National parce que leur faciès trahissent des gènes autres. Un front National qui culpabilise ceux qui ont des droits et qui remplissent leur devoir de citoyen avec leur identité et leur histoire, plus celle d'autrui devenue la leur plus que jamais.

On peut être eurosceptique, sans se tromper de boite aux lettres, le FN a reçu trop de courrier par erreur, aucun d'eux ne sera retourné à l'envoyeur.


ECH

mercredi 29 janvier 2014

Réponse à Claudie Baran/Article du Figaro "Madagascar, l'enfer du décor"

Droit de réponse à Madame Claudie Baran pour son article :  "Madagasikara, l'enfer du décor"

"Chère madame Baran merci d’avoir diffusé un article sur Madagasikara, l’occasion est assez rare pour qu’elle soit soulignée.

Mais là nous la surlignerons plutôt, car vous faites de ce grand pays une terre qui porterait en elle 22 millions de meurtriers-mendiants-prostitués-exploités dans un sanctuaire de la barbarie, de l’acculture et de la décadence. Comment permettre l’objectivité avec autant d’éléments à charges, quelle image burlesque avons-nous d’une terre une fois et demie plus grande que la France, qui subit depuis 2009 un régime non élu qui a été suffisamment soutenu (de qui ?)pour pouvoir perdurer jusqu’ici, et qui forcément est dans un état comateux avec une économie asphyxiée et un peuple malmené depuis le renversement politique. Burlesque en cela que l’on ne peut écrire en amnésie et en tirant les éléments hors contexte et hors temps pour en tirer une généralisation.

Il faudrait tout de même vous rapprocher des nombreux articles qui faisaient état de l’ile avant qu’elle ne perde pied définitivement au travers de faits qu’elle est la première à regretter et qui ne sont absolument pas légion.

Dans l’express daté de 2013 (http://www.lexpress.fr/diaporama/diapo-photo/tendances/voyage/top-10-des-plus-belles-destinations-pour-son-voyage-de-noces_1218050.html?p=3)  et même dans le Figaro (http://www.lefigaro.fr/voyages/2013/02/08/03007-20130208ARTFIG00502-madagascar-rendez-vous-au-bout-du-monde.php) daté également de 2013. Vous savez que le web est suffisamment bien construit pour en trouver d’autres.


-Nosy Be : La victime évoquée a subit un sort qui a scandalisé l’opinion publique malagasy y compris,  en même temps qu’un malagasy n’étant autre que l’oncle de l’enfant émasculé  et qu’une autre personne que l’on a décrite comme franco-Italienne. Ne parler que du « vazaha » qui ne restreint pas le terme à « blanc » comme vous le dites, mais veut dire « étranger » ôte une partie des faits qui eux, ne peuvent être remis en cause.


« A Nosy Be, station balnéaire vantée par les dépliants touristiques, la prostitution infantile est une réalité plus crue. (…)la ­pédophilie, via des relations tarifées ; et le trafic d'organes »
Vous allez bien vite en besogne, si la prostitution et la pédophilie, le tourisme sexuel, sont  au centre de Nosy Be il faut aussi savoir dire que les touristes qui viennent s’échouer certaines fois viennent comme en Thaïlande par exemple, avec comme obsession de pouvoir faire chez les autres ce que chez eux la loi réprime avec un état policier fort, ils viennent profiter d’une misère et d’un contexte déstrcuturant, et se départissent de tous scrupules. Que dire aussi à celui qui vient fouler le sol malagasy et qui tombe dans ce type de délit, la loi d’ailleurs permet depuis peu, tant la réalité est palpable,  de poursuivre les hommes concernés jusqu’en France.

Madagasikara et NOSY BE sont des lieux époustouflants et les étrangers le savent.Nosu Be est classée parmi les dix sites les plus paradisiaques du monde. Nombres de reportages, vantent même les français ou autres origines qui sont venus louer à coup de baux emphytéotiques sur 99ans des maigres mètres carrés à 1 voire 2 euros pour le plaisir de s’exiler et de profiter des lieux authentiques et accueillants, jusqu’ici tout va bien dans le meilleur des mondes, cela ne choque personne.Il suffit de s’attarder des nombreux coins sombres et alcoolisés pour vite être percuté par la réalité crue, des mains baladeuses et permissives qui palpent des corps fermes et prépubères… L’émission « j’irai dormir chez vous » tournée à Madagasikara fait une halte à Nosy Be, un homme étranger dit très clairement que les hommes ne viendraient même … que pour ça.
(J'irai Dormir Chez Vous - Madagascar (intégrale))


-« Une gamine, le nez morveux, les yeux brûlés par l'essence qu'elle sniffe, exhibe son étrange poupée à l'étranger » OUI les enfants mendient, oui la situation est si critique que les précarités se morfondent encore plus. Mais nous sommes bien loins des réalités des « gosses » de Manille, à Madagascar ce qui va être relevé par les ONG concernant les enfants restera en premier lieu qu’ils travaillent ou qu’ils sont peu scolarisés, vu la crise, la famine viendra aussi se rajouter à cela.
-Une semaine pour faire TANA-Tuléar : RN7 vous avez mis une semaine quand en taxi brousse on met deux jours.

Si on doit comme ailleurs porter une attention particulière à la sécurité quand on va se promener dans des lieux isolés dans les conjonctures de crises accrues, voilà un reportage tourné en 2011 qui viendra tordre le cou à la vision apocalyptique que vous partagez. (Madagascar,Nationale 7, Route du Sud, Tananarive, Tulear, Morondav).


-Les dahalos : Tout la charge vaudou-gri-gri-rolex que vous injectez à ce sujet reste intrigante. Les Dahalo ne sont évidemment ni plus ni moins que des voleurs de beufs, de zébus pour ce qui concerne Madagascar, et la crise et les moyens décroissants ont encouragé ce type de profit via le vol de cheptels, classique.

Concernant les massacres, le rapport d’Amnesty nous apprend bien la seule réalité, qui s’éloigne des arraches de dents pour les mettre en collier mais et met bien en évidence une dérive des forces de l’ordre, ce qui est encore plus grave et explique certainement la vindicte populaire qui tend à se voir ici et là. Ce rapport indique que « « Les responsables présumés de ces violations massives, parmi lesquels des membres hauts gradés des forces de sécurité, doivent être traduits en justice, a déclaré Christian Mukosa. Le gouvernement doit demander à la communauté internationale, en particulier aux Nations unies, d’aider à mener une enquête véritablement indépendante. »
(http://www.amnesty.org/fr/news/madagascar-must-end-mass-killings-and-investigate-security-forces-2012-11-20 )


-Esclavage moderne au Moyen Orient : « Près de 1,5 million de travailleurs forcés (7%) se trouveraient dans les pays développés et dans l'Union européenne, 1,6 million de personnes (7%) dans la région formée par les pays d'Europe centrale et orientale et la CEI. On estime à environ 600 000 (3%) les victimes au Moyen-Orient. »
Vous citez : « Après deux années et huit mois à gérer trois enfants en bas âge, à dormir trois heures par nuit (à même le sol), à se nourrir des restes de la famille, à subir les viols du père et les violences de son épouse jalouse, elle réussit à rentrer au pays. Trente kilos en moins et mutique après avoir perdu l'usage de la parole brutalement. Un destin à l'identique de milliers d'autres. Les plus jeunes, encore mineurs, sont vendus à la classe moyenne malgache. »

Liban, Koweit, Arabie Saoudite : Les Sri Lankaises et les Indonésiennes sont aussi concernées par cette ignoble fait, s’indigner parce que cela est un fait qui reste trop étendu et en vouloir fermement aux pays qui laissent ces conditions de travail perdurer serait la solution, l’AFP concernant Madagascar diffusait cette information : « Le ministère de la Population a reçu plus de 600 demandes de rapatriement de la part des travailleuses ou de leurs familles. En 2010, près de 500 sont rentrées à Madagascar avant la fin de leur contrat, selon le SPDTS. Plus de 7.000 Malgaches travailleraient actuellement aujourd'hui au Liban. »

-. Les plus jeunes, encore mineurs, sont vendus à la classe moyenne malgache : A Madagascar il n’y a pas de ma connaissance, et je n’y ai vécu que 25 ans, de « vente » de femmes. En général il arrive que les familles qui en ont les moyens emploient des jeunes femmes qui vont alors faire partie de la maison, ce qui est à relever sera que les salaires peuvent être très bas, voire plus bas que les salaires minimums, et les conditions seront peu confortables, mais cela n’en fait pas un marché de vente d’êtres humains ce qui est tout autre chose.


Dans la conclusion je vous rejoins, à cela près que « infléchir son destin » aurait été plus faisable si les ingérences et soutiens de l’extérieur n’avaient pas permis que cette crise ne s’éternise et face place à toutes ces horreurs dans un pays fort de sa culture, de ses traditions et de sa gentillesse. La tradition occupe encore les âmes malagasy, qui composent un peuple courageux et travailleur, qui parvient encore à ne pas se laisser atteindre par la situation.
Les Malagasy sont des gens croyants et également  tournés vers les ancêtres, et en cela ils respectent infiniment nombre de rendez-vous familiaux ou communautaires, en ce qui va concerner la magie noire ou les gri-gri bien sûr c’est une terre qui porte ses us, mais ils ne sont pas présents partout et pour tout. Le sourire et l’effort se lit sur les visages, mêmes sur les visages les plus désemparés, vous trouverez l’humilité, et la grandeur d’âme.
Les faits atroces qui sont venus ponctuer l’actualité malagasy serviront à enclencher des actions pour qu’ils ne se reproduisent plus, et ont choqué tout un chacun, mais la plus grande sérénité que l’on pourrait offrir à cette terre riche, serait de la laisser se dessiner selon ses mérites et non selon les intérêts nombreux de ceux que vous avez-vous-même appelé des prédateurs, qui ne viennent pas toujours de l’intérieur."
Erika Cologon Hajaji

Reflexion : Avoir la possibilité de... A Madagascar



...."Avoir la possibilité, la permission, juste de vivre, se lever tôt, ne pas rechigner devant la pénibilité, s'adapter aux conditions rapaces autour. Mais aimer se lever, vouloir rester debout et savoir encore sauvegarder le peu de dignité indispensable à la survie. Au détour d'un instant, voir encore sourire l'enfant, qui ne refuse rien de faire pour soutenir le parent. Aimer être ensemble, suer ensemble, rigoler, se chamailler, sur les gens, qui occupent les unes des gazety... et de nos quotidiens à nous malgré nous.

Ceux qui décident pour nous, d'une vie pourtant si différente de la leur. Souvent on se demande, comment ils peuvent être si sûrs d'eux à notre sujet. Ils ne nous interpellent pas, et disent tant de chose en notre nom. Cela fait trois ans que tout autour la vie a basculé. Travailler c'est tout ce que l'on veut, mais cela est devenu vraiment difficile, pourtant on est prêt à donner plus que ce qui nous est possible pour tenir. Et puis... il y a l'insécurité et la douleur des familles qui ne résistent pas, avant c'était dur, mais maintenant, c'est pratiquement impossible de penser trop loin. J'ai entendu parler de violences, que certains d'entre nous font envers nos voisins, ou familles, ça aussi, c'est la misère qui fait ça, mais concernant nos valeurs malagasy, je veux vraiment dire que ça, on ne les oublie pas et on ne peut pas. Car la vie est tellement dure que si on était dépourvu de cela, on serait déjà mort, merci donc à nos ancêtres, grâce à qui on n'oublie rien d’où on vient, et on essaye quand même d'être fier de ce que l'on est aujourd'hui.

Moi je ne sais pas ce que les politiciens feront ou pourront faire. Je ne sais pas ce que les étrangers pensent de nous, mais je crois que vraiment mon pays Madagascar ne donne pas le bon exemple, pourtant on a déjà vécu des évènements, dans lesquels le peuple a tenu son rôle, souvent pour du changement, mais pas forcément pour iza sa iza... Et notre vie n'a pas vraiment changé c'est la fortune de ceux qui ne sont plus à pied que l'on admire. On est souvent fier aussi de la réussite autour, il ne faut pas croire que les bandits nous représentent tous, que les «miaramila  agissent pour nous, nous, on ne vient pas de ces milieux là, nous, on fait les marchés, on connaît la terre que Dieu, zanahary, nous a donné, on en prend soin chaque jour, avec nos propres mains, on est concentré sur ce que nous faisons depuis des générations. Vous devez comprendre... Nous sommes partout, du Nord au Sud, et nous sommes dans les mêmes vies. Si seulement nous pouvions revenir à la sagesse, et ne pas piller le pays, ne pas ôter aux malagasy la possibilité de mettre en valeur leur pays, si seulement je pouvais rentrer content, on ne demande pas grand chose, on demande le respect de ce que nous sommes, nous. Malagasy."...*** photo de Ny Hanta Mamy

PROFIL EN FACE N°1 : PATRICK RAHARIMANANA vers les Présidentielles.

Mr Raharimanana Patrick a accepté d'être le premier interviewé d'une série de portraits d'acteurs de la vie malgache.
Mr Raharimanana Patrick a accepté d'être le premier interviewé d'une série de portraits d'acteurs de la vie malgache.


Bonjour Mr Raharimanana,



Sur la planète facebook, je me rends compte que nous avons 230 relations en commun, et que votre liste ne comporte pas moins de 1650 amis ! Comment avez-vous approché ce réseau, et pour quelle raison y êtes-vous présent ?



C’est mon fils cadet qui m’a initié à cet outil extraordinaire, et j’apprends encore tous les jours. Je suis moi-même Ingénieur hydraulicien-informaticien mais la génération n’est pas la même, les jeunes actuels sont nés avec la technologie alors que nous, nous avons un vécu d’un autre environnement. Actuellement, 50% des malagasy ont moins de 18 ans et 75% moins de 45 ans, comme moi. Alors le réseau de type Facebook constitue le quotidien des jeunes, du moins ceux qui ont cette possibilité car 80% de nos compatriotes quand même n’a pas cette chance, si on peut parler de chance la possibilité de s’ouvrir au monde. Pour la liste de mes amis, j’aime beaucoup débattre sur la vie et la situation et le quotidien du pays. Plusieurs internautes m’ont demandé alors d’être leur ami et j’ai accepté très volontiers, mais concernant quelques-uns, c’est moi qui ai fait la démarche car j’apprécie leurs visions même si c’est en contradiction de la mienne. Je préfère aller vers les personnes qui n’ont pas les mêmes idées que moi, sinon autant rester seul avec soi-même si on partage toujours les mêmes points de vue.





Pensez-vous que facebook puisse avoir un impact en termes de vecteur de votre message, sur la décision hors norme que vous avez prise de vous présenter aux prochaines présidentielles ?



Une telle décision est le fruit d’un long parcours, je suis moi-même, comme on dit, tombé dans la marmite de la politique dès ma naissance, car mes parents avaient milité depuis longtemps dans des associations d’insertion de jeunes, d’aide au développement, de scolarisation et de santé avant d’aboutir à des prises de responsabilités politiques. J’ai été aussi Président des jeunes catholiques malagasy pendant quelques années (1986-1990) et ai continué dans la coordination nationale de l’association d’éducation civique et d’observation des élections (KMF-CNOE) pendant une dizaine d’année (1990-1998). Donc le choix de facebook est très significatif, car même si la plupart de nos compatriotes n’ont pas accès à ce vecteur, c’est le signal que je donne sur ce qui attend les malagasy ces 5 prochaines années, un signal pour combler le retard de Madagascar dans sa modernisation, gage d’un vrai changement et d’un réel développement durable. Ainsi, je tiens à signaler que les « amis » que j’ai sur Facebook, ne sont pas seulement quelques internautes désœuvrés qui surfent à leurs moments perdus, mais qu’ils constituent un véritable réseau de gens compétents, chacun dans leur domaine, constitués de personnes volontaires, désireux de s’engager réellement dans le développement de l’île.



Etes-vous un homme de politique avec des amis proches ou moins proches politiciens, ou êtes-vous un homme de terrain qui vise la plus haute fonction de l’Etat, est-ce que être les deux c’est possible ?



Le mot politique est dénaturé actuellement par ceux qui prétendent l’être. La politique concerne la gestion de la vie quotidienne de la cité, mais actuellement, le citoyen lambda, ne voit dans l’homme politique que celui avec son gros 4x4 bardé de gardes du corps armés de kalachnikov et de bazooka, celui qui ne voit pas la réalité du pays, celui qui promet monts et merveille et distribue des tee-shirts ou des sacs de riz lors des élections, il faut donc restaurer cette image de l’homme politique, se comporter comme tel, responsable de la vie quotidienne de la cité, faire montre de pédagogie pour expliquer ce que c’est que la politique, la véritable politique, être au service du peuple et de la nation. La population malagasy a vécu des années où les politiciens ont abusé de sa générosité, ce ne sera pas chose aisée de restaurer cette image, mais j’y crois, les malagasy sont désireux de sortir de cette situation, et une politique menée par un homme de terrain, près des gens ne peut que rencontrer des échos favorables, tant en ville qu’à la campagne. Les pères ou mères de famille sortent de la maison à 5h du matin et ne rentrent qu’à 20h du soir, mais en plus doivent demander encore à leurs voisins soit du sel, soit un bol de riz, soit un comprimé de médicament car leurs salaires sont largement insuffisants, l’argent manque. Ils se pincent le cœur en envoyant leurs enfants à pied à l’école, avec un petit sac de cantine de riz froid pour le repas de midi, repas avalé rapidement dans un jardin public peu entretenu.Donc j’évite les qualificatifs mais je me concentre à l’essentiel qu’est le vrai changement dans le quotidien de chaque Malagasy. D’ailleurs la plus haute fonction de l’Etat c’est celle de chaque citoyen, mais on l’oublie souvent, on l’oublie toujours, ou on l’ignore volontairement, c’est le citoyen qui vote, c’est le citoyen qui paye les impôts, c’est le citoyen qui consomme et qui fait marcher l’économie, c’est le citoyen qui paie le salaire de ceux qui sont aux responsabilités.





Pensez-vous avoir le savoir faire, et le savoir être, afin de pouvoir accéder à ce type de responsabilités, beaucoup pensent que le futur chef de l’Etat devrait tout savoir sur tout, tout maîtriser quand d’autres défendent que le chef de l’état est un chef d’équipe, et ne peut, ne doit, avoir la science de tous ces ministres et conseillers – une tête bien pleine bien entourée… qu’en pensez-vous ?



Moi-même, actuellement Expert en gestion en temps réel auprès des Entreprises, c’est mon cadet qui m’initie à facebook, alors celui qui prétend tout connaitre est le menteur du siècle, comme ceux qui disent qu’ils vont exploiter 30 millions d’hectares de terrain cultivable à Madagascar, alors que la superficie totale de notre pays n’est que de 587 000Km² c’est-à-dire 58 millions d’hectares… Les dirigeants doivent savoir que nos citoyens sont mûrs et méritent d’être traités en conséquence. Je suis sidéré en entendant certains dire qu’il faut que la nouvelle constitution soit votée par les députés car les gens ne vont rien comprendre, ou que de toute façon ils vont dire OUI, on retirerait donc au peuple malagasy le droit de choisir sa propre destinée, sa propre constitution ? Cette concentration sur une seule personne a fait toujours mal au pays. Pourquoi les décisions d’octroi de licence d’exploitation minière (un exemple parmi tant d’autres) doivent-elles toujours être prises sans concertation ni même simple consultation par la présidence ou la primature voire du ministre tutelle ? Sans qu’il n’y ait de débats, sans qu’il n’y ait de contrats ni de consensus auprès des premiers concernés ? A savoir les régions et les populations ? Alors que ce sont les fokontany et communes qui héritent des trous béants et des résidus de plomb ou autres matières toxiques laissées par l’exploitant minier ? Quelles sont les retombées pour les fokontany à part le saccage de leurs environnements ?





A chaque fois, sur nos murs d’accueil de l’actualité des amis, je vois que vous accueillez systématiquement une nouvelle relation personnellement en l’invitant à prendre connaissance de votre site fort bien fait http://www.vatofototra.com/ - Qui gère votre profil facebook, et comment faites-vous pour servir autant d’informations sur votre site, qui donne accès à des news actualisées, difèles et pertinentes, mais aussi à des débats citoyens forts utiles ?



La relation simple, directe et authentique est le point fort de Facebook, et je ne peux pas me permettre de confier cette partie à mes collaborateurs, je tiens à le faire moi-même avec mes mots, mon franc-parler et mon authenticité. C’est une manière aussi de me remettre en cause tout le temps ou alors de me conforter dans ma démarche. L’inconvénient, c’est le risque de se perdre dans les méandres de suggestions et critiques que vous recevez, mais à ce moment-là, il faut savoir garder votre ligne directrice, votre conviction intime forgée par votre histoire et parcours avec la vie du pays, une conviction affinée ou corrigée malgré tout par ces échanges fructueuses qui vont au plus près des besoins et réalités du pays. Pour vatofototra.com, ce site est né après la tuerie du 7 février 2009, les politiciens utilisent toujours les médias pour défendre leurs causes personnelles, des médias qui risquent ainsi de devenir la voix de leurs maîtres. Et à chaque crise, les médias deviennent un enjeu d’information et de désinformation, alors j’ai décidé d’apporter à nos concitoyens mes modestes compétences en la matière pour mettre à la disposition des internautes des informations de différentes sources, de différents points de vue, car je reste persuadé qu’un citoyen bien informé est un citoyen prêt et capable d’analyser et à entendre la vérité, donc participera aux réformes et aux vrais changements indispensables au pays. La devise du site : « Je ne partage pas vos idées, mais je me battrais pour que vous puissiez les exprimer », alors n’attendez pas à ce que vatofototra.com devienne le site de propagande d’un quelconque candidat.Pour les sources d’information, c’est le sacro-saint du métier de journalistes et sites d’information, je peux juste dire que j’ai un réseau inestimable à travers Facebook, appuyé par mes réseaux personnels constitués depuis 20 ans et que je remercie au passage, car c’est grâce à leurs confiances et à leurs prises de risque que vatofototra.com peut diffuser des informations inédites comme l’affaire de bois de rose avec son passif de un milliard de $US.J’ai vu dernièrement sur votre « mur » public vos félicitations envers les sections vitatsika DIANA, MELAKY, BOENY et vitatsika io, qu’est-ce que c’est au juste ?



Face à ce constat de pauvreté de la population, l’enrichissement subite au grand jour de beaucoup de dirigeants, face au pillage de nos richesses, …des débats sur Facebook ont suggéré de nous unir pour prendre nos responsabilités, alors j’ai pris la mienne en faisant appel à mes collègues Ingénieurs et Universitaires pour nous regrouper. En 24h, nous étions à plus de 200 personnes et des voix ont demandé à ouvrir le groupe vers toutes les bonnes volontés, et en 2 semaines nous étions 800 ingénieurs, universitaires, médecins, enseignants, financiers, officiers militaires, cadres d’entreprise dans plus de 50 pays, et plus de 1000 personnes pour les bonnes volontés, sans distinction politique. Nous avons alors mis en place le groupe « Vitatsika io ».J’ai soumis en public ma vision de société basée surtout sur un projet économique et social. Un projet qui reste inédit, car jamais à Madagascar un parti politique ou un candidat n’a soumis à l’avance son projet pour être débattu, critiqué, amélioré par le public. Nous nous sommes repartis alors en plusieurs groupes suivant ses compétences et nous travaillons avec les moyens technologiques modernes : soit sur Facebook, soit par mail, soit par vidéo conférence, car il y a parmi nos membres qui se trouvent à l’étranger et ceux qui sont repartis sur les 22 régions de Madagascar, avec une parité femme et homme assez élevée. Et la plupart sont des jeunes compétents et efficaces.Qu’est-ce que c’est également que le projet « valitanana », vous écrivez vouloir réunir un million de personnes… dans quel but et de quelle manière ?



Depuis 50 ans, à chaque événement on parle toujours de politique de lutte contre la faim, d’autonomie alimentaire, d’agrobusiness, de 30 millions ha de terre cultivable…mais le constat est implacable : d’année en année, la population s’appauvrit : il y a quelques années, une famille pouvait s’acheter un sac de riz de 100kg, c’est descendu à 50kg, puis l’on est arrivé à la situation où l’on achetait par kapoaka (par boite de lait concentré de 200g), et aujourd’hui, on achète par madco (boite de tomate de 50g), et dans d’autre zone, on parle même de vente de graine de riz blanc en cuillère à soupe.Pour dire que le problème de la famine et de la pauvreté sont là, et qu’aucun développement ni changement, et encore moins des réformes ne sont possibles si la population meurt de faim…Donc contrairement à ce qui a été fait depuis, c’est à dire prendre des mesures démagogiques et populistes comme les créations de tsakipôpy (cantine populaire) ou diminution artificielle du prix du riz –mesure antiéconomique avec effet boomerang pour un Etat sans moyens et face à un secteur agricole en déroute, nous prévoyons de relever le salaire minimum d’embauche SME ou SMIG à 200 000ariary/mois (100$US contre 25$US à l’heure actuelle, et contre 200$US à l’île Maurice) et mettre en place un programme social contre la famine et la pauvreté que nous appellerons « Valitanana ». Evidement, cette mesure de relèvement de SMIG entre parmi les mesures de restructuration globale de l’économie, avec une stratégie pour éviter l’inflation et le déséquilibre commercial. L'objectif est de réunir 1 million de personnes pour la lutte contre la famine et la pauvreté. C'est un contrat social pendant 3 ans payé au SMIG à 200 000 ariary.Ces personnes, avec un statut paramilitaire et encadrées par des militaires vont aider la population, les fokontany, à construire et à s’occuper des écoles (enseignement primaire, alphabétisation), à bâtir des hôpitaux et à y exercer, s’occuper des reboisements et en assurer le suivi, garantir la sécurité civile, développer l’agriculture, s’atteler aux constructions de barrages et canaux d'irrigations, faire les routes, construire des maisons et logements, revoir les adduction d'eau, l’électrification rurale, la rénovation des bâtiments publics, l’informatisation de l’administration, l’accompagnement des personnes âgées, des handicapés... Et tout dans un esprit de valitanana, notion prise dans la tradition d’entraide malagasy, c'est-à-dire, les personnes ou les régions qui bénéficient de cette opération s'engagent à fournir et la matière première basique trouvée sur place (sable, pierre, gravillon, bois...) et éventuellement l'hébergement ou la préparation des repas de ces équipes Valitanana. Ces équipes seront formées tout le long de leurs parcours et seront orientées vers un métier à la sortie de leurs contrats. Ainsi, apportant de l’aide, participant à la lutte contre la famine et la pauvreté, ils se retrouveront avec une compétence professionnelle à la fin de leurs contrats. Cette compétence va constituer le vivier des entreprises qui découleront de la stratégie de levier économique des grands travaux et de la politique de l’industrialisation et du tourisme.Le volet de la santé, l’enseignement gratuit pour tous et l’environnement seront la priorité de Vitatsika.


Vitatsika va déjà commencer à dispenser des formations à des milliers de personnes et trouver des moyens pour soutenir des groupes de jeunes, d’entrepreneurs, ou des projets de développement communautaires. Nous invitons d’ailleurs nos compatriotes à s’inscrire à ces formations ou se constituer en petits groupes pour soumettre un projet de développement ou un projet d’entreprenariat.


Vitatsika lancera dans ce sens des projets de développement pilote. Les projets doivent être globalement fonctionnels et autonomes après lancement. L'idée, c'est de se constituer un fond, lancer plusieurs projets et récupérer le fond pour développer d'autres :- Adduction d'eau potable (pompe fokontany) - pompage à eau- Village autonome en électricité solaire...- Cuisson solaire- Station radio information- Irrigation agricole- Informatisation école – Fokontany- Cybercafé- Cantine scolaire- Transport scolaire- Barrage hydro-électrique mixé avec décortiqueur à riz- Grenier à riz, tracteur- Moteur vedette- Outils de pêche - filet - frigo - alimentation électrique solaire- Elevage…



En début de mois, et très régulièrement avant cette date, vous avez introduit l’idée de « l’autoroute de l’unité nationale ».

Effectivement, j’ai choisi trois axes pour faire décoller notre développement :- La production (agricole, industrielle, minière, services-finances, automobiles…)- Le tourisme- La technologie – Energie (hors pétrole)Et je pars du principe que seul l’investissement peut créer de la richesse, et c’est à partir de la richesse que chacun peut avoir des ressources, l’Etat compris, et à partir de ces ressources chacun peut consommer et épargner, faire décoller et pérenniser la croissance économique. Nous avons alors choisi des grands travaux, que nous avons nommé « Autoroute de l’Unité Nationale » qui va longer tout le littoral de Madagascar avec des interconnexions à l’intérieur du pays, en fonction des concentrations de la population et les intérêts économiques, industriels, miniers et touristiques du pays.





Certains applaudissent des deux mains car conscients que le développement des régions, le désenclavement et l’essor des échanges économiques/touristiques passeront par là, quand je lis aussi que d’autres ne veulent pas entendre parler d’autoroutes à péage quand le niveau de vie est déjà au ras des pâquerettes, et disent que les urgences sociales, d’éducation, accès à l’eau, création d’emplois et sécurité alimentaire sont bien assez d’épines douloureuses dans le pied pour penser à autre chose, que pensez-vous de cela ?Vous parler d’urgences sociales ?
 
 N’est-ce pas d’urgence de créer des emplois, n’est-ce pas d’urgence justement un tel projet capable de générer des emplois rémunérateurs à un SMIG de 200 000ariary ? Les travaux d’autoroute seront confiés à des sociétés locales comme maître d’œuvre, les 10 000Km d’autoroute seront divisés en 200 lots de 50 Km, à leur charge de trouver des partenaires financiers et techniques pour la réalisation et/ou l’exploitation. Une entreprise peut prétendre répondre aux offres sur plusieurs lots en fonction des cahiers de charge avec la transparence et les règles de concurrence totale.Nous prévoirons alors une création supplémentaire de 1 million direct ou indirect d’emplois en plus des emplois issus de Valitanana. Il faut noter que l’existence de ce genre d’infrastructures (les autoroutes) va relancer toutes les sous-traitances locales : location de voiture, tourismes, restaurations, sécurités civiles, stations services, garage-dépannage, police de la route, entretien routier, vente automobile, contrôle technique automobile à confier à des professionnels privés assermentés…Madagascar est constitué de 4 millions de foyer avec 5 personnes en moyenne par famille, alors en plus de ceux qui ont du travail actuellement, si le projet d’autoroute et Valitanana peuvent créer 2 millions d’emploi supplémentaires, au moins chaque foyer aura une personne qui a un revenu minimum de 200 000ariary.



Pour l’arbitrage d’urgence, nous sortons complètement des pratiques antérieures qui consistent en un Etat providence, c’est-à-dire un Etat qui donne tout, et une population réduite à mendier. Nous proposons de donner véritablement la possibilité d’investir aux Entreprises privés locales avec des partenaires étrangers, dans un système de marché boursier permettant à tous d’y participer. Il y a aussi les communes qui peuvent se constituer en actionnaires comme toute personne dont le terrain serait nécessaire au tracé de l’autoroute, nous parlerons alors de cession de terrain, de participation à l’entreprise au lieu d’expropriation pure et simple. Le principe, c’est que chaque personne, chaque fokontany, ou chaque commune concernée par un projet public, ait le choix d’être bien indemnisé ou de donner ses biens en contrepartie d’une participation en tant qu’actionnaire du projet.Donc, l’urgence est gérée par le Valitanana mais le projet d’autoroute est financé en grande partie par le privé ou les communes qui vont gérer leurs patrimoines fonciers, miniers, marins…Pour le péage, il faut comparer au trajet Antsiranana/Toamasina. Actuellement, il faut 4 jours pour parcourir 2000Km de routes sinueuses, en traversant 4 provinces (Antsiranana, Mahajanga, Antananarivo, Toamasina), alors qu’avec l’autoroute on parcourra juste 300 Km en 4 à 5 heures, sans passer par Mahajanga et Antananarivo, sans les inconvénients de la situation actuelle (perte de temps, fatigue, pourrissement du produit transporté…) Faites le calcul du carburant, des amortissements de la voiture et le temps et difficultés passés en 4jours et 2000 Km face à un péage moins cher qui va assurer en même temps le problème d’entretien de la route, le péage étant la garantie d’entretien de cette autoroute. Il y a parmi les panelistes qui ont avancé l’idée de chemin de fer, moins cher et non polluante à la place de l’autoroute, mais nous avons estimé que l’autoroute procure plus de travail pour les malagasy et les entreprises locales, alors que le ferroutage nécessite de l’énergie et de la technologie qui dépendront totalement des entreprises et pays étrangers, nous ne mettrons pas en route des projets qui nous lieront pieds et mains aux pays industrialisés. La question de la pollution et de l’environnement est importante également pour nous, c’est une question d’ordre mondial, et nous entamerons aussi une réflexion pour développer les autres sources d’énergie que le pétrole ou produits fossiles générateurs de pollution. Vous avez mis en partage une partie de votre « projet économique et social » qui a remporté 86 commentaires : http://www.facebook.com/album.php?aid=2042607&id=1256349061 …et le sujet de la nationalité est ressorti entre autres retours : vous écrivez : « Notre code de nationalité doit évoluer avec notre histoire et réalité du pays. Ce n'est la faute à personne si la colonisation est passée par là, Madagascar est toujours ouvert vers l'extérieur et pourquoi les enfants nés de ces unions ne puissent pas couvrir leur « droit » ?Ce qui a permis la réponse suivante d’un facebookeur : « Au sujet de ton 1er commentaire, la réponse est: «INCITER LES FEMMES MALGACHES A EPOUSER ET FAIRE DES ENFANTS A DES HOMMES MALGACHES". A titre d’information...Il y a 3 semaines, Vol Corsair en partance pour Tana via Nosy-Bé:80% des femmes ...gasy...J'AI BIEN DIS 80%...étaient toutes dans les bras d'un vazaha...80%,C'EST GRAVE!!! Dernièrement, je me suis marié à Diego...sais-tu ce qu'on m'a dit à la mairie et au consulat????:"VOUS ETES UN CAS A PART..ON EN VOIT PAS SOUVENT DES COUPLES COMME VOUS"!!! Qu’en pensez-vous ?



Oui c’est la réalité, beaucoup sont dans la détresse totale, et pensent qu’aller à Andafy (à l’étranger) est la seule solution, même s’il faut se marier avec un vazaha (étranger, vieux ou pas, beau ou pas, aimant ou pas).Mais si vous demandez à chacun des 100 000 Malagasy vivant en France par exemple (première destination des Malagasy, suivie de loin par les Etats Unis d’Amérique, et maintenant le Liban, la Chine et l’Asie du Sud-Est), tout le monde vous dira qu’ils veulent rentrer au pays mais la situation économique et sociale du pays ne le leur permet pas. Restons toujours au cas des Malagasy en France, globalement, ils occupent des postes bien rémunérés, ce ne sont pas les malagasy qui s’occupent des égouts de la France, mais une autre frange d’immigrant, rien qu’à Paris, il y 400 médecins malagasy. Pour dire que nos ressources humaines, première richesse du pays s’en vont pour servir d’autres pays, d’ailleurs, ce diaspora est toujours utilisé par les politiques, soit pour les aider à renverser un pouvoir, soit pour un prétexte de tout genre, mais jamais ils ne lui ont donné la possibilité de voter et d’avoir leur représentant au sein des institutions. Je persiste aussi à dire que Madagascar a besoin de tous ses enfants, comment accepter de voir toutes ces communautés qui ont vécu à Madagascar pendant des générations et qui ne peuvent pas accéder à la nationalité malagasy, et ces communautés, sans les citer tous, les Karana (Indiens, Pakistanais, Libanais), les Arabes, les Chinois, les Comoriens, les Africains n’ont le droit à rien, et surtout pas au droit foncier, si cher au Malagasy ? Alors à coup de corruption tout devient possible, on crée ainsi nous-mêmes nos sources de corruption. Avec cette situation d’apatride, on les pousse davantage dans le communautarisme qui devient des sources de conflit ou des outils politiques, ils deviennent facilement des boucs émissaires pour des politiciens sans scrupule : - OPK… – opération Karana qui consiste à saccager leurs biens lorsqu’il y a crise ou lorsqu’on veut casser une manifestation. Et le résultat, ces communautés, avec le chantage des politiciens, deviennent un noyau de financement des campagnes électorales ou de lobbying pour un renversement ou raffermissement du pouvoir.C’est pour cela que nous allons faire évoluer le code de nationalité car notre histoire est passé par là, ne m’obligez pas en tant que fils de l’histoire de Madagascar de choisir entre ma mère et mon père qui ont dans leurs veines d’autres sangs venus d’ailleurs, ne m’obligez pas à choisir entre ma mère qui vient de Diego-Suarez, avec ses liens avec les Arabes et la France, et mon Père qui vient de Mahajanga avec son histoire avec les Indiens et les Comoriens, ne m’obligez pas à choisir entre ma femme et ma ville de naissance, ma femme qui vient d’Antananarivo avec son histoire de royauté où les Anglais ont été si présents, ma ville de naissance, ma Terre natale Toamasina avec son histoire avec les Chinois. C’est tout ça l’histoire de Madagascar, et cette histoire a fait naître des enfants qui lui ressemblent, de tous les horizons…





Vous avez écrit sur votre mur : «la Diaspora malgache envoie 350 millions de $US/an à Madagascar (la moitié du financement de la communauté internationale), quel degré d’importance accordez vous à cet ensemble dans le rôle qu’elle peut jouer pour le futur du pays ? Que pensez-vous de l’actualité et de l’activité des représentations politiques représentées à l’extérieur du pays, pensez-vous que cela ait un impact réel sur la vie politique locale ?

J’ai déjà abordé largement le cas de la Diaspora malagasy, mais sur le 350 millions de $US, nous avons conçu un système boursier pour accueillir ces fonds pour qu’ils participent à la croissance du pays en finançant des investissements et créations d’Entreprise, tout en profitant à la famille restée au pays avec les rémunérations du placement. Madagascar doit multiplier ses sources de financement pour éviter l’étranglement par un seul intérêt.



Vous avez posté une vidéo « ne laissez jamais la peur d’échouer vous arrêter » - avez-vous peur vous-même de ne pas atteindre votre but, et comment sur le terrain avez-vous planifié de vous intégrer dans le paysage politique Malgache ?



Qui n’a pas peur d’échouer ? Mais ne laissez jamais la peur d’échouer vous arrêter. La peur peut être utilisée comme une arme, une force intérieure pour avancer, se remettre en cause et trancher en cas de besoin. Une telle responsabilité ne vous laisse pas de marbre, car un moment donné, sinon tous les jours, vous devriez prendre une décision qui va favoriser un groupe mais en même temps qui va faire gronder voire léser un autre. Comment concilier l’exploitation pétrolière bitumeuse de Bemolanga par exemple, source de revenus importants pour la commune et l’Etat alors que la production d’un baril de pétrole nécessite un lavage à l’eau courante de 2 tonnes de gravât, et la pollution de l’eau avec le résidu de plomb et produits chimiques, source de cancer ne disparaissant qu’au bout de 600 ans ? Pour le paysage politique, je vais suivre ma logique d’approcher directement la population qui est la première concernée par ce changement et le développement, je vais m’occuper plus de sa formation car sans formation préalable, comment cette population va pouvoir participer à ces grands travaux ? Je ne veux pas arriver à cette situation où les industriels actuels vont chercher les mains d’œuvre qualifiées à Maurice, en Chine ou ailleurs et qui vont chercher même des poulets de chair à l’extérieur car les entreprises locales n’arrivant pas à assurer le marché…





Sur la page « info » de votre identité, je peux lire que vous avez fait « polytechnique tananarive ’89 », après l’établissement « sainte famille tananarive ‘84 » et que vous êtes établi à Majunga, quelle est votre histoire exactement, quelles personnalités sont vos parents, quel petit garçon et jeune homme avez-vous été ?



J’ai survolé un peu mon histoire auparavant, et c’est plus facile de parler des autres que de faire sa propre biographie.


Je suis né en 1965 à Fénérive-Est, Tamatave, à l’Est de Madagascar, j’ai quitté cette belle région à mon jeune âge pour Antananarivo, mon père était chercheur sociologue à l’Université d’Antananarivo, il vient de Mandritsara – Mahajanga, ma mère par contre vient de Diego-Suarez (ou Antsiranana). Nous étions éduqués dans la diversité, mes parents avec leurs 7 enfants, ont aussi comme tous malagasy qui se respectent éduqué d’autres enfants, parfois, on ne connaissait d’ailleurs pas leurs parents, il nous arrive souvent d’être une quinzaine à table, voire une vingtaine, nous avions une grande table pliable. On nous a appris la valeur du partage et la valeur de la parole donnée. Et avec ce nombre important à la maison, toutes les tâches du quotidien étaient partagées et organisées, et en tant que l’ainé des garçons, je me devais toujours de montrer l’exemple, dur lorsqu’on est adolescent, mais cela vous forme, rien qu’en me confiant la gestion de l’argent du petit déjeuner de la semaine… Au départ tout le monde vous accable, car l’argent est mal géré ou utilisé pour autre chose, et les 2 derniers jours plus de petit déjeuner ! Et là, aucun moyen de se cacher… Donc, vous êtes obligé de jouer la transparence, mais la transparence vous oblige à calculer, noter et rendre compte. Fort de ces expériences, je mettrais à la disposition du public la gestion du patrimoine de Vitatsika, les recettes et les dépenses à 1 centimes près. Evidement même si la loi actuelle n’oblige pas les candidats à déclarer son financement de campagne, le mien sera publié sur internet, et tout le monde pourra y accéder et voir la destination de sa participation. C’est une manière pour moi de me protéger aussi des demandes de contrepartie frauduleuse des financements de campagne.Qui va croire qu’une personne qui donne 50 millions de $US, avec des hélicos et des 4x4 ne va pas demander des contreparties pour amortir son investissement ? En passant par le collège Sainte Famille et le Service National Hors Force armée (SN) en 1984, j’ai suivi 5 ans d’étude à Vontovorona, filière Hydraulique spécialité informatique.Actuellement je suis marié depuis 22 ans et nous avons 3 enfants. C’est pour ca que j’attire toujours notre attention, de voir loin, 50 ans minimum. En regardant mon fils qui va passer son bac cette année, et va voter bientôt, il aura 67 ans dans 50 ans, c’est-à-dire qu’il ne va plus rouler avec une voiture à essence car il n’y aura plus de pétrole d’ici 50 ans, donc le futur est déjà chez nous, dans la maison, il va voter, il va faire le futur. Donc prenons des décisions qui vont influer notre vie dans 50 ans et non pas notre vie dans 5 ans (petites routes en terre, petites bricoles, angady, sarety…) ; Osons entrer dans notre siècle, ce n’est pas la peine de réinventer la roue, toutes les connaissances sont déjà là, les technologies et la modernisation sont là, faisons ENSEMBLE le grand saut.


Dans vos « pages » et centres d’intérêts, plusieurs m’ont interpellé : « barack Obama », « Jean Joseph Rabearivelo », et Nicolas Sarkozy » qu’avez-vous à en dire ?



Ce sont des personnalités importantes et jeunes qui ont marqué le visage du monde ainsi que le visage de Madagascar. - Barack Obama incarne l’image de rêve de l’impossible vers le possible si on se donne la main et Ensemble nous y arriverons. (Yes we can)- Nicolas Sarkozy, comme tous les chefs d’Etat français avant lui, suit de près l’histoire et l’actualité de Madagascar, même si chacun dit que Madagascar est indépendant, la main de la France est omniprésente dans notre pays. La preuve c’est à l’Elysée que la décision se discute actuellement pour la sortie de crise à Madagascar. La question n’est pas Nicolas Sarkozy, la question est notre lien avec la France, ou même plus pragmatiquement, notre relation avec l’Elysée et ses conseillers occultes, comment sortir de tout ça et promouvoir toujours la transparence ? - Jean Joseph Rabearivelo, un grand poète, un patriote intègre, un écrivain et un grand penseur. Un pays sans penseur est un pays voué à disparaitre, car il perd son âme.



L’AMI FACEBOOKPuis-je piocher au hasard un ami de votre liste et lui demander ce qu’il pense de Patrick Raharimanana l’homme – et Patrick Raharimanana et ses engagements ?Avec plaisir car comme dit le proverbe malagasy : « raha mitovy hevitra hatrany ny mpivady, dia na ny akoho mamana an-trano aza dia maty », fa raha miray hina kosa dia ho… Vitatsika io. « Si les époux ont toujours les mêmes opinions, même les poules couveuses (garantie de la pérennité) vont être abattues » mais si nous nous mettons ENSEMBLE, nous y arriverons.

mardi 28 janvier 2014

MADAGASCAR DEBOUT - Mitsangana Madagascar. - 2010

http://www.lapetition.be/en-ligne/stop-a-la-crise-politique-ampio-ny-tanindrazana--5833.html

APOSEZ VOTRE SIGNATURE EN LIGNE en cliquant sur le lien CI-DESSUS !!!


*********** 2400 personnes ONT REJOINT CET ELAN ******************
@ http://www.facebook.com/group.php?gid=196018618100&ref=ts




CI APRES le contenu de la pétition que nous avons signé :

Madagascar est forte d'une jeunesse qui se lève, et d'hommes d'expérience qui souhaitent pour leur pays le meilleur.

Elle est secouée par des évènements politiques qui l'asphyxient, et menacent son économie et les perspectives d'avenir de son peuple.

Nous attendons d'URGENCE le retour aux respect de la démocratie, et de la constitution pour notre exceptionnelle île.
Nous souhaitons réunir pacifiquement ici tous les concernés par la cause MALGACHE, pour se relever et regarder dans la même direction.
ALEFA!


**** MADAGASCAR DEBOUT - Mitsangana Madagascar - STOP A LA CRISE POLITIQUE ****

**** AMPIO NY TANINDRAZANA! ****

Un cri à l'unisson, Malgaches, Zanatany ou anxieux du sort de MADAGASCAR, regroupez-vous, mobilisez-vous, peu importe votre pays de résidence, votre opinion politique, vos métissages,
Tsarava - Manao ahoana - Akory aby - Salama
******* LEVEZ-VOUS *******

Tanindrazana, Fahafahana, Fandrosoana.


Chers Malgaches,
Cette pétition est APOLITIQUE, elle sert à montrer la seule force qui reste à tout peuple envers et contre tout et pour un avenir digne :
L'UNITE D'UN PEUPLE, d' UNE NATION.

Cet appel au rassemblement est fait pour porter plus haut la solidarité du PEUPLE MALGACHE face au fléau ravageur d’une crise politique et économique qui n’a que trop duré.

Elle revêt également un caractère fort d'UNION du peuple malgache représenté par différents acteurs majeurs, par des malgaches de sang et de cœur, de tous pays de résidence, de toutes origines, de toutes opinions, afin de demander le rétablissement URGENT de la normalité des institutions pour le bien de tous.

De par cette pétition nous voulons faire valoir l’UNITE, à travers nos différences et la pluralité du peuple malgache, comptons sur nous-mêmes et crions d’une seule voix :
- STOP A CETTE CRISE POLITIQUE -

Car c’est tout un pays qui agonise à travers toutes les générations qui la composent.

MAINTSO, FOTSY, MENA… Maintso (Vert)pour l’Espoir qu’on veut faire revivre, Fotsy (Blanc) pour la paix et la fin du conflit, Mena (Rouge) pour le sang versé et pour celui qui coule dans nos veines, à l’image de tout un peuple qui alimente les veines d’un pays pour le faire vivre.

De par cette pétition nous nous donnons les moyens de faire parler de notre situation et de la cause que nous défendons dans les médias locaux et internationaux.
– Unissons nos VOIX – Un Cri, Une Voix, Une Force, Un Peuple.

– Miara-Mijoro, Miara-Mandroso, Feo Tokana, Miray Hiana -

ALEFA !!!

Que veut dire Gouvernement de Transition aux yeux des ces gens ?

MOBILISEZ-VOUS nous avons besoin de VOUS rejoignez le groupe de mobilisation pour la FIN de crise @
http://www.facebook.com/group.php?v=wall&gid=196018618100



INFORMATION

l’espace aérien malgache est dorénavant interdit d’entrée des vols provenant de la Mozambique jusqu’au mois de mars 2010 suite à un communiqué qui serait émis par l’Aviation Civile de Madagascar


Mandat d'ARRET contre les trois mouvances @
http://www.tananews.com/2009/12/mandat-darret-contre-les-3-mouvances/

Je cite "d’après nos informations, un mandat d’arrêt est en cours de délivrance à l’encontre de Fetison Rakoto Andrianirina, Emmanuel Rakotovahiny, Eugène Mangalaza, Mamy Rakotoarivelo et Zafy Albert pour, « Haute Trahison ».



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09/12/09 :Madagascar : Communiqué de la Présidence de la Transition



COMMUNIQUE PRESIDENCE DE LA TRANSITION


Les chefs de file des trois mouvances : Zafy Albert, Ratsiraka Didier, Ravalomanana Marc, réunies à Maputo du 03 au 08 décembre 2009 ont sciemment violé la Charte de Maputo ainsi que l’Acte Additionnel d’Addis-Abeba en modifiant unilatéralement les dispositions concernant le Président de la Transition et le Conseil Présidentiel en incluant le Président dans le Conseil Présidentiel.

Selon les principes de la Sortie de Crise proposés par la Communauté Internationale et de la médiation dans le cadre des accords politiques de la Charte de Maputo, et de l’Acte Additionnel, cette modification est nulle et caduque car contraire aux principes de Consensus et Inclusif instaurés par les médiateurs.

o De la Haute Trahison

Madagascar étant un pays souverain, la formation d’un gouvernement qui est l’expression de l’indépendance politique en dehors du territoire malagasy, porte atteinte à la souveraineté nationale.


o Eliminer Andry Rajoelina

En décidant d’inclure le Président SEM Andry Nirina Rajoelina dans le Conseil Présidentiel en le mettant sur les mêmes pieds d’égalité que les 2 Co-présidents du Conseil Présidentiel, les trois mouvances ont exprimé leurs volontés d’éliminer Andry Rajoelina de la tête de l’Etat.

La Présidence de la Transition prend acte de la volonté des trois mouvances de sortir de la Charte de la Transition et de son Acte Additionnel et prendra les dispositions qui s’imposent.

Ambohitsorohitra, le 08 décembre 2009

La Présidence de la Transition


Cette image n'est pas issue de ce communiqué et a été "postée" par l'auteur de la note.
Elle représente la mort d'un grand symbole unique de notre histoire Malagasy, c'est le Palais de la Reine, perché au plus haut des collines de la haute ville d'Antananarivo, LE MANJAKAMIADANA - qui a péri dans les flammes victime d'un incendie criminel... Reste debout le "CARRE"... et l'aigle offert par Napoléon qui coiffe l'arc d'accès au Palais.
Cette image n'est pas issue de ce communiqué et a été "postée" par l'auteur de la note. Elle représente la mort d'un grand symbole unique de notre histoire Malagasy, c'est le Palais de la Reine, perché au plus haut des collines de la haute ville d'Antananarivo, LE MANJAKAMIADANA - qui a péri dans les flammes victime d'un incendie criminel... Reste debout le "CARRE"... et l'aigle offert par Napoléon qui coiffe l'arc d'accès au Palais.


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RAPPEL ET ÉCLAIRCISSEMENT SUR LE STATUT DU PRESIDENT DE LA TRANSITION
ET DÉFINITION DU MOT TRANSITION : "Passage graduel d'un état à un autre, état intermédiaire."

Le co-président de la transition, Fetison Rakoto Andrianirina, a pour une énième fois apporté des éclaircissements hier sur la co-présidence de la transition. Evoquant ce qu'il appelle l'esprit d'Addis-Abeba, reflété selon lui au niveau du partage égal des postes de responsabilité, le chef de délégation de la mouvance Ravalomanana a précisé: « La présidence de la transition est assurée par le conseil présidentiel au sein duquel tout type de décisions doit être collégialement pris pour donner le caractère neutre, consensuel et inclusif à la transition. » Et d'enchaîner: « Par décision, il faut entendre et comprendre soit un acte d'opportunité politique ou de représentation, soit un acte constitutif ou nominatif. »
Sans lien de subordination. Fetison Rakoto Andrianirina d'en déduire: « le titre de président de la transition est d'ordre purement protocolaire, ne lui conférant aucune primauté ni autorité sur les 2 co-présidents. Entre les 3, il n'y a aucun lien de subordination. » Le co-président de la transition souligne par ailleurs que l'initiative appartient indifféremment au président ou à l'un ou l'autre des co-présidents. Selon toujours Fetison Rakoto Andrianirina, les orientations de la politique gouvernementale dans tous les domaines seront à discuter au sein du Conseil présidentiel. « Andry Rajoelina n'a pas le dernier mot dans la prise de décision comme il n'a pas le droit de veto. », martèle-t-il. Bref, le chef de délégation de la mouvance Ravalomanana durant les négociations de sortie de crise réitère que les 3 personnalités du conseil présidentiel sont placées sur le même pied d'égalité.

Midi Madagasikara


MAPUTO III en image sur Sobika.com @

http://sobika.com/madagascar-photos/Madagascar_2009/Maputo_3_dernieres_photos/finale_1.htm

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EXPRIMEZ VOUS ET MESUREZ LA TENEUR DES ENJEUX !!!!!! @

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INTRODUCTION AU CONFLIT :
« Il ne faut pas qu’on se voile la face, aucun article de la Constitution ne prévoit ce genre de transfert du pouvoir », avoue l'ancien président de la Haute Cour Constitutionnelle, Norbert Ratsirahonana. La loi ne permet pas que le Président puisse nommer un Directoire Militaire, et encore moins de transmettre le pouvoir à une tierce personne.

Selon l’article 52 de la constitution malgache, le transfert de pouvoir d’un directoire militaire à une autre personne ne peut se faire que par des élections. La Constitution prévoit que le président du Sénat assure un intérim en cas de démission ou d’empêchement.

Article 46 - Tout candidat aux fonctions de Président de la République doit être de nationalité malagasy d’origine par le père et la mère, jouir de ses droits civils et politiques, avoir au moins quarante ans.
T.A